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Rencontre Ta Noutri - LAPF

En Vendée pour le Nouvel An Égyptien 16-17-18 juillet 2005

Participants :
Amaury (Wiccan) - Aset-Isis (Khémite) - Björnulfr (Nordisant) - Maât-et-Amon-sont-en-paix (Khémite) - Nata-Hathor (Khémite) - Nétèr (chaton).

Certains participants du forum Ta Noutri ont décidé d'organiser la rencontre du nouvel an khémite, comme certains participants de la LAPF nous avons décidé d'inviter les membres qui pouvaient venir.

Les participants

Historique du nouvel an égyptien, « Wp Renpet »

Historiquement , le nouvel an s'appelle le « wp renpet » celle-ci était l'une des cérémonies les plus puissantes de l' Égypte antique. Elle marque la célébration de l'année nouvelle pour les anciens Égyptiens. C'était non seulement le premier jour de l'année, mais également le moment du rajeunissement et de la renaissance liée à Osiris. La fête était idéalement marqué par la montée annuelle de l'étoile Sirius au lever du soleil. À cette date, celle qui a le premier rôle est Sirius ainsi que le soleil, ils sont unis à l'image terrestre des nétèrou de chaque temple. À cette date , les statues sont placées pour être baignées de la lumière de ces manifestations sacrées, des forces féminines et masculines de la vie ; Sirius (Sothis), la déesse stellaire et le soleil, l'image vivante de Rê.

Vendredi 15 juillet 2005

Après une journée de travail trop longue pour Natacha, et pour les autres venus en voiture ou en train dans une chaleur pesante, nous nous retrouvons aux Lucs-sur-Boulogne, commune du Nord de la Vendée, dans le bocage. « Lucs » vient de Lucus, bois sacré et la rivière « La Boulogne » de Bolonia (Bul : eau bouillante et onia : rivière). Cette commune est à proximité d'une autre commune au nom chargé de sens et également traversé par la Boulogne : Rocheservière. L'origine du nom de Rocheservière fait l'objet de plusieurs hypothèses quant à son origine. On avance « Roche-sur-Rivière », « Rocha Servorum » (du latin Roche-aux-Cerfs), « Rupes Cerveria »(du latin Rocher fréquenté par les Cerfs). Il est très fort probable qu'en ces communes boisées, on trouvait autrefois des lieux de cultes druidiques ou celtiques.

Le nouvel an khémite a donc élu domicile cette année dans un lieu boisé sacré.

La première soirée a débuté avec une exploration des lieux et des abords du lac. L' endroit est magnifique, très vert, et le camping est jouxté par le lac. L' ascension de la colline et sa chapelle commémorant des événements des guerres de Vendée (massacre des habitants des Lucs par les colonnes infernales en 1794), ainsi que les rives de la Boulogne. Chacun a ainsi pu faire connaissance avec les lieux.

Le lac des Lucs Le lac des Lucs
Vues du lac des Lucs sur Boulogne

La Boulogne La Boulogne
Vues de la rivière « La Boulogne »

La nuit venue, Amaury a partagé ses connaissances en astronomie avec le groupe. Il nous a fait découvrir les étoiles et les rondeurs charmantes de la Lune, ses dentelles de cratères soulignées par de magnifiques jeux d'ombres. Nous avons observé à la lunette astronomique la Lune et Jupiter, entourée de ses lunes : Io, Europe et Ganymède (qu'on distingue, hélas en si petit). Le temps nous a permis de bénéficier d'un superbe ciel étoilé, zébré par la Voie lactée.

Nous avons commencé à aborder le déroulement des cérémonies, les préparatifs... Durant toute la durée de ce week-end, il nous a semblé que le temps était suspendu , que les minutes s'écoulaient différemment, que la réalité était autre comme transformé e par la symbiose ou les vibrations que chacun a pu apporter lors de cette rencontre.

Samedi 16 juillet 2005, le jour de la grenouille

Cet après-midi, nous nous sommes rendu sur le site du lieu-dit de la Chevasse à Saint Sulpice le Verdon pour admirer un chêne à la circonférence imposante, plus que tricentenaire (selon la monographie de A. de Goué sur Saint Sulpice le Verdon rédigé en 1913) au coeur duquel fut aménagé une chapelle. Il mesure à sa base 14,50 m de circonférence.

Le chêne chapelle
Le chêne chapelle de la Chevasse

La promenade se poursuivit sur les terres et le parc à proximité du Logis de la Chabotterie où en 1796 le général vendéen François Athanse Charette fut capturé par le général Travot, suite aux guerres dites de Vendée. Retour aux Lucs pour préparer la cérémonie de prêtrise de Kévin et aussi le repas du soir... halte chez ma maman pour prendre un verre et poser les aliments aux frais, dont le vin de la cérémonie, photos de groupe devant mon chêne.

Le Logis de la Chabotterie Allée forestière
Cour intérieure du Logis de la Chabotterie et allée forestière

Repas autour du lac, nous avons croisé un scarabée qui déambulait sur le parking...

Nous avons discuté un moment pour préparer la cérémonie, avec un Kévin agité... Nous avons attendu qu'une nuit noire soit tombée et que plus personne n'hante les lieux pour nous rendre en tenue, purifiés et munis de nos objets (autel, statues...) sur le lieu au bord du lac en empruntant un chemin qui longeait le lac passant près du pont et remontait la rive... tout le long du chemin, un long silence trahissait la concentration de chacun et le sérieux, la solennité du moment...

Chacun se met alors en condition pour le rituel à venir. Arrivés sur les lieux, la pénombre est emplie du chant paisible des grenouilles. Kevin se retire pour méditer tandis que le gardien du temple définit ses limites par des lumignons en définissant son orientation aux étoiles et que les prêtresses secondées d'un génie du Nil mettent en place le naos. Le temple est enfin consacré par les prêtresses et chacun gagne sa place dans l'attente du futur prêtre.

Le postulant se présente à l'entrée et est introduit par le gardien. Il est présenté aux nétèrou et chacun guette un signe d'approbation ou de refus de la part des dieux pour celui qui se destine à la prêtrise. Chacun se met à l'affût, d'un son, d'une étoile filante, d'un vent, de l'extinction d'un lumignon (l'effondrement des murs du temple ou du naos auraient été de très mauvais signes)... Mais très vite une sorte d'excitation semble gagner les grenouilles qui chantaient calmement jusqu'à présent (et nous servaient de musique cérémonielle). Nous y voyons tous (sauf le postulant prêtre tout à sa prière qu'un signe survienne...) une sorte d'acclamation, d'approbation (la grenouille est un signe très propice pour les Khémites). Il semble le premier surpris que la cérémonie reprenne avec l'aval des nétèrou, car il n'a rien remarqué. Il prononce ensuite sa « profession de foi » avec une vive émotion palpable transmise à tous ceux assemblés autour de lui. Il salue enfin les dieux assemblés face au naos et se retire en reculant. Quelle n'est pas sa surprise quand, arrivé aux portes du temple, le gardien l'arrête et lui signale que les prêtresses voudraient encore le voir (il n'était pas au courant de cette partie de la cérémonie). Il se fait alors offrir un peu de la terre sur laquelle il s'est tenu pour sa consécration. C'est avec bonheur et joie que nous félicitons le nouveau prêtre. Les dieux sont remerciés de cette acceptation.

Bois sacré
Bois sacré

Il ne nous reste plus qu'à clore la cérémonie et rendre le lieu tel qu'il était avant notre passage en dehors d'un peu d'herbe déplacée. C'est dans la joie et l'allégresse que nous rentrons, heureux que tout se soit si merveilleusement passé jusqu'au bout, dans une ambiance si magique. Nous avons vraiment eu les bonnes augures des dieux tout au long de la journée et à chaque instant un coup de vent aurait pu éteindre un lumignon dont aucun n'était protégé pendant la cérémonie.

Ce n'est pas tout, mais il est presque deux heures du matin et nous devons nous lever tôt le lendemain. Chacun va se coucher, sachant que la nuit sera courte, mais la tête pleine de ce qu'il vient de se dérouler. Ce fut un moment très intense en émotions. Chacun a pu mettre son grain de sel, apporter sa pierre à une cérémonie très belle et très sincère.

Dimanche 17 juillet, le jour du chat

Couché à 2h00 du matin, debout à 5h30 chacun s'active à prendre rapidement une boisson, prendre sa douche et s'habiller pour être au rendez-vous pour le lever du soleil. Nous sommes retrouvés à l'entrée du camping avec notre nécessaire et au pas de course nous nous sommes rendus au même lieu que la veille au bord de la rivière pour assister au lever du jour. Une barque en mais et paille liée avait été préparée pour l'occasion, ainsi que des offrandes d'encens et une gerbe de blé, du parfum de myrrhe. Émus nous avons lu ensemble un hymne aux nétèrou en assistant au lever du soleil qui pointa progressivement ses rayons à l'horizon. La barque a été lâchée un peu plus tard sur la surface du lac avec les offrandes.

Barque à offrandes
Barque à offrandes

Prenant un peu de repos et nous replongeant dans nos discussions, nous sommes interpellés par ce qui nous semble être de petits miaulements. Ne voyant rien dans un premier temps, nous trouvons un chaton noir (européen, gouttière de pure race, bien que vivant à la campagne) errant au pied d'un arbre. Il n'a pas de collier et ne semble pas farouche , bien au contraire. C'est avec le plus grand regret que nous devons le laisser seul ne pouvant nous occuper de lui pour aller manger dans une auberge et avoir un repas un peu plus consistant que ceux que nous avions pris précédemment. C'est d'autant plus déchirant que celui-ci nous suit un moment et nous ne savons pas ce qu'il va devenir, espérant qu'il retrouve le chemin de chez lui.

Le chat

Quand nous repassons bien plus tard (le service étant très long), nous inspectons les abords dans l'espoir de revoir ce chaton que Kevin avait déjà nommé « Nétèr ». Pas la moindre trace et nous nous faisons donc une raison à contrecoeur.

Puis nous sommes allés enfin visiter cette chapelle en haut de la butte. Étrangement, il y a un décalage flagrant entre l'ogive du plafond et l'alignement du sol.

Chapelle Notre Dame du Petit Luc
Chapelle Notre Dame du Petit Luc

Une surprise dans la soirée le chat revient vers nous en pleine veillée.

Sylvia et le chat

Les nétèrou nous ont offert trois jours chargés d'émotions, de découvertes et de signes. Nous pouvons tous dire que ce week-end fut pour nous un moment très important, placé sous les signes des Neters. Tout d'abord, d'un point de vue païen. C'est une bonne chose qu'une fois de plus des païens aient pu avoir la possibilité de se rassembler, même en petit nombre.

Ces rencontres sont un espoir pour le futur, ceci nous prouve bien qu'un jour nous pourront tous nous rassembler.

D'un point de vue religieux , cette rencontre marque un renouveau, le début d'une nouvelle ère. Avec ce week-end , les rites ont été renouvelés, des nouveaux prêtres se sont levés pour célébrer les Neters.

En espérant tous vous avoir avec nous l'année prochaine.

Nénuphars

L' équipe de la Rencontre.