Nous présentons ici une petite
idée de quelles sont nos traditions.
Il en existe plus que celles nommées,
mais notre site évolue et des développements restent à
faire.
Agnosticisme païen - Animisme - Arabe - Ásatrú - Celtisme - Chamanisme - Druidisme - Hellénisme - Khémite - Wicca
Il s'agit plutôt d'une non-tradition que d'une tradition en soi.
L'agnostique païen est une personne qui se reconnait dans des valeurs trans-traditionnelles païennes, mais qui n'est pas fixé sur une tradition. Le cas est loin d'être rare, un certain nombre de nos membres correspondent à ce profil.
Ils ont une conscience du sacré et du divin (même s'ils ne le définissent pas clairement par rapport à un « calque »). Ils ne sont donc pas athées, mais bien païens, bien qu'attachés à aucune tradition particulière.
Comment ce phénomène est-il possible ?
Il s'agit en général de personnes arrivées au paganisme par une tradition (en général la Wicca, car la plus accessible, mais il existe d'autres possibilités), mais au contact d'autres traditions ne sont plus sûrs que la manière dont ils sont arrivés au paganisme soit la plus adaptée pour eux. Il y a aussi ceux qui ont découvert les voies païennes, et qui prennent leur temps pour savoir avec quelle ils se sentent le plus en accord.
Cet agnosticisme peut être transitoire ou non. Certains, après étude de diverses traditions, choisissent une tradition car ils voient qu'il s'agit de celle qui est le plus en accord avec leurs schémas et aspirations. D'autres ne veulent pas ou n'arrivent pas à se fixer sur une tradition particulière et peuvent continuer ainsi sereinement.
Une erreur que l'on trouve fréquemment est de la considérer comme des wiccans ecclectiques, c'est loin d'être toujours le cas. Même ecclectique, cela n'a souvent guère de rapports avec la wicca, il s'agit plutôt d'une approche très personnelle.
Pendant longtemps, et encore maintenant, les peuples représentants des religions animistes n'étaient perçus que comme des êtres primitifs, imprégnés de sottes superstitions. Leur vision du monde a donc été ignorée, dénigrant ainsi toute leur spiritualité.
L'animisme, avec le culte des esprits et des ancêtres, a sa place parmi les religions du monde entier. Mais ce n'est pas une religion universaliste, mais de terroir. Chez les peuples dits primitifs, chaque terroir, chaque peuple, chaque clan, voire chaque village possède son propre animisme. Il n'y a donc pas un animisme, mais des animismes. Cette croyance se base sur une tradition spécifique, originale, possédant des analogies avec les cultes voisins, mais bien différentes dans leur conception et leur élaboration. L'animisme est une religion du quotidien, qui observe la vie, se base sur le vécu et établit un rapport intime avec le sacré et le passé.
En simplifiant, l'animisme est la religion de l'âme et des esprits. Elle peut relever du fétichisme de part son lien avec les idoles ou les objets sacrés. Le rapport avec le rêve, la maladie, la mort, les voyages extatiques et le monde des esprits y est fondamental. Chaque phénomène mystérieux de la vie peut être la représentation d'esprits, de génies...selon les cultures et le nom qu'on leur donne. C'est la croyance que les êtres humains, les animaux, les végétaux, les minéraux voire les objets possèdent (au moins) une âme, et que des esprits vivants, des puissances indépendantes de l'homme interagissent tout autour de lui.
Pour certains, l'être se scinde en deux éléments: le corps d'un côté (subissant le sommeil, la maladie...), et quelque chose d'impalpable, l'âme, qui s'en échappe pour aller vivre une autre vie. D'autres attribuent plusieurs âmes à l'homme, au nombre variable selon les peuples. D'autres encore pensent que les âmes peuvent se loger dans différents endroits du corps (gorge, ventre...etc).Le terme âme lui même englobe les concepts d'esprits, de souffle, d'ombre, de force vitale. De plus elle possède différentes vertus et est souvent fragile, puisque l'individu peut par exemple en être dépossédée, ce qui s'exprime bien souvent par la maladie. Elle survivrait aussi bien longtemps après la mort et certains croient d'ailleurs en sa réincarnation dans d'autres corps.
La croyance animiste peut se classer de trois façons :
Il ne reste quasiment plus aucune civilisation animiste à ce jour tant elles ont été détruites : colonisations, famines, drames politiques, sociaux... les plus connus étant les Maoris de Nouvelle Zélande, les Caribes des Antilles, les sibériens, les amérindiens...
Il ne reste malheureusement pas grand chose de cette tradition qui a été interrompue au 7°siècle. La plupart des supports historiques ont eux-même disparu.
Il s'agit d'une tradition sur le modèle où chaque ville ou chaque tribu nomade a son propre dieu ou déesse, en reconnaissant les autres, on notera de même qu'une forme hénothéiste est apparu vers la fin. Ainsi, l'utilisation du terme "Allâh" (le dieu) désigne le dieu de la ville ou de la tribu, même s'il s'agit d'une déesse.
On notera que la ville de La Mecque est considéré le nombril de la terre et l'endroit à partir duquel elle a été étendue en cercles concentriques, c'est la raison pour laquelle elle connait très rapidement un pélerinage nommé Hajj. Aussi, la plupart des dieux y sont représentés à La Ka'ba (Le Cube), environ 360 statuettes y auraient été présentent selon certaines sources, en plus de la statue plus grande du dieu Hubal.
Hubal est le dieu de La Mecque avec des aspects lunaires, c'est de lui que viendrait la pierre noire de La Ka'ba. Cette dernière se situe à la croisée des routes commerciales était déjà recouverte d'un drap noir pour la faire ressembler à une tente où les dieux seraient réunis, de même il y a le puits Zem Zem très proche pour que les chameaux puissent s'y abreuver. C'est historiquement un lieu de rendez-vous du négoce et un sanctuaire inviolable.
Al Uzza, la déesse de La Mecque pouvant s'apparenté à Vénus/Aphrodite, du fait de la position de sa ville a aussi vu son culte se généraliser à l'ensemble de l'Arabie, on en trouve trace jusqu'à Pétra en Jordanie.
Une autre déesse mérite qu'on s'attarde un peu sur elle est Ruda, on a retrouvé pour elle de nombreuses invocations thamudéennes (en plus de sa présence en Arabie centrale) où elle est dépeinte comme protectrice de la royauté et dispensatrice de joie, amour et sagesse. Déesse secourable, elle domine la guérison et la compassion, mais aussi la vengeance. Elle est parfois représentée nue en tant que Grande Déesse. Cela montre l'étendue et la complexité qui se cachait derrière cette tradition dont la plupart des récits ne nous sont pas arrivés.
A ce sujet on notera qu'il s'agit principalement d'une tradition matrilinéaire où les déesses avaient un statut privilégié. Les femmes avaient ainsi parfaitement leur place dans les affaires militaires, publiques, tribales et surtout cultuelles, comme nous le confirment les poêmes retrouvés qui leur allouent une grande part dans ces domaines. Elles étaient donc au centre de cette civilisation qui ne faisait pas seulement que louer leur grâce et leur beauté, mais aussi leurs mérites dans la société. Comme Al Uzza était la déesse de La Mecque, on retrouve Al Ilât la déesse solaire de Ta'if, Manât la déesse de Médine, etc...
On notera enfin que les Arabes ont un calendrier solaire, on retrouve donc le côté matriarcal, sachant que le soleil est féminin et la lune masculin.
On compte quelques autres sanctuaires identifiés comme celui de Sûwa le dieu Hudhaylite près de Yanbu sur la mer rouge ou à Ruhat, ou la colline de Muzdalifah (4km de La Mecque) où se tenait le feu sacré de Qusah pour le pélerinage de l'équinoxe d'automne. Il y avait aussi le sanctuaire du dieu Wadd des Qura à Dumat al-Djandal. Le sanctuaire d'Al Ilat était construit dans un enclos sacré où nul ne devait tuer d'animaux ou abattre d'arbres s'y trouvant. Il y a aussi le temple d'Al Uzza dans la vallée de Batn al Nakhla, la liste serait trop longue pour en donner l'exclusivité.
Pour citer quelques noms pour le cas où vous vouliez faire quelques recherches supplémentaires: Dharrih le dieu du soleil levant, Assalam le dieu Thamoudéen, Nasr le vautour le dieu des Himyarite, Yaghûth le dieu des Madhhidj représenté sous forme de lion, Ya`ûq le protecteur au Yémen en retenant l'eau de pluie ayant l'aspect d'un cheval pour les Hamdan, Al fals des Tayyi, Isaf, Naila, Ruda, Du Al Halasa, Dul Kafayn dieu des Daws, Dus Sara des Banu Al Harit, Al Uqaysir, A'im des Azd as Sarah, Su'ayr des Anaza, Umyanis des Hawlan, Ad Daggal, Al Fals, etc...
De même on trouve la trace de Ba'l comme dieu agraire. Ou Shams qui selon les clan est soit le dieu, soit la déesse du soleil. Il faut compter aussi avec d'autres esprits comme Djad qui protège les points d'eau.
Mais comme précisé dans l'introduction, il ne reste que peu de cette tradition, aussi, ce descriptif a été composé à partir d'éléments éparses qui ont été combinés, il se peut donc qu'il y ait quelques erreurs mineures, l'ensemble étant cependant correct. Aussi, si vous êtes de cette tradition, n'hésitez pas à nous contacter pour que nous puissions la mettre au mieux et au plus juste en valeur.
L'antique religion de pays du nord de l'Europe dont la base est la foi dans les Dieux Ases, les Dieux Vanes, ou les deux, revient dans notre monde moderne sous divers noms, comme Odinisme, Asatru, Vanatru, « notre religion » (dit dans une langue scandinave) etc. Odin le randonneur trouve sans cesse de nouveaux croyants et les dialogues entre humains et Dieux nordiques reprennent de plus belle.
Avec Thor, le tonnant, l'ami des simples gens, et Odin, Père de tous, Dieu suprême, poète, et sorcier randonneur, nous honorons d'autres Dieux parmi lesquels Tyr, Dieu de la guerre et de la justice, Ingvi Frey, Dieu de la paix, de la fertilité et de la nature, Balder, le Dieu de l'amour blessé, Heimdall, le Gardien d'Asgard, et Njörd, père de Freya et de Frey et distributeur de prospérité. Nous nous gardons bien de négliger les Déesses, qui sont aussi sacrées et puissantes que les Dieux. Parmi elles, Frigg, femme d'Odin, Mère des Dieux et de l'humanité, Freya, Déesse de la fertilité, de l'amour, de la magie et de la guerre, Idunna, Déesse du renouveau, Hell, qui règne en un endroit intermédiaire entre mort et renaissance, Nerthus, Déesse de la Terre-Mère, mentionnée dans le Germania de Tacite. Nous révérons également les esprits de la nature (appelés "landvaettir") et plusieurs esprits gardiens, comme les Dises ("Disir") et les Elfes ("Alfar").
Nos deux rituels principaux sont le "blot'" et le "sumbel".
Blot signifie sacrifice. Laissons les lettrés débattre de savoir si ce mot vient ou non de "sang", car nous ne pratiquons plus de sacrifices sanglants. Le sacrifice, en général une boisson, est consacré au Dieu ou à la Déesse que nous honorons, et nous communions avec eux en buvant un peu de cette boisson, le reste est répandu à terre comme une libation.
Le Sumbel est une sorte de toast rituel. Il comporte en général trois tours. Le premier est dédié aux Dieux, en commençant par Odin, qui conquit l'hydromel de la poésie sur le Géant Suttung. Il n'est pas inutile de consacrer quelques gouttes à Loki, le décepteur, pour se garder des mauvaises surprises. Le deuxième tour est consacré aux ancêtres et à tous ceux qui sont morts honorablement. On choisit soi-même à quoi consacrer le troisième tour.
Notre moralité ne se fonde pas sur la pudibonderie mais plutôt sur des principes fondamentaux, comme les neuf nobles Vertus: courage face au danger, amour de la vérité, honneur, loyauté, hospitalité, courage au travail, persévérance, autodiscipline, sens des responsabilités. À partir de ces principes, c'est à chacun de décider de son comportement, en fonction des circonstances, pour faire honneur à soi-même, à sa famille, à sa communauté, et à ses Dieux.
Les Dieux ont organisé l'Univers à partir du Chaos (représenté par le cadavre du Géant Ymir) qui était tout ce dont ils disposaient. Un tant soit peu de chaos demeure, et autorise une certaine incertitude qui permet à l'Univers et à ceux qui le composent de continuer à évoluer. Même les Dieux ne sont ni tout-puissants, ni ils n'ont connaissance de tout, si bien que la perfection n'est ni exigée ni même attendue de qui que ce soit.
Un ensemble de textes écrits dans l'Islande et la Norvège médiévales sont la base littéraire de notre religion. L'Edda poétique (dû à des auteurs anonymes) et l'Edda en prose de Snorri Sturlusson, ainsi que les poèmes scaldiques, sont des textes très respectés quant à l'information qu'ils contiennent sur notre religion bien que la plupart d'entre nous n'interprètent pas littéralement les mythes qu'ils contiennent.
Voici quelques liens Internet et des références relatives à notre religion ou aux textes anciens qui la décrivent.
Vous avez des références à des ouvrages traitant des religions nordiques sur nos sites :
Voir http://fr.groups.yahoo.com/group/LeThingFrancophone/files/ et cliquer sur
Remerciement : ce texte est fortement inspiré par celui de Jordsvin (en anglais) situé à l'adresse http://home.earthlink.net/~jordsvin/.
Voir aussi : la page pour les mineurs à ce sujet
Pour donner une vision générale de la tradition celtique et druidique, nous pouvons dire qu'elle se base sur la spiritualité, et la philosophie. C'est essentiellement une relation naturelle de l'homme et de son environnement. Les druides ont une sorte de pacte d'alliance avec la nature et surtout la forêt : les végétaux, les fées, les elfes, les nymphes, le petit peuple.
La nature n'a aucun secret pour eux, ils connaissent le langage des feuilles, des roches, des eaux... Leur culture se base aussi beaucoup sur le chamanisme; les druides servent en effet d'intermédiaire entre les hommes et les esprits de la nature. Ils savent soigner les maladies grâce aux plantes, maîtrisent l'art sacré du tambour. Leurs pratiques magiques sont très étendues, et leurs supports sont toujours les manifestations de la nature.
Les celtes sont l'une des plus anciennes civilisations du monde. C'est un peuple d'origine indo-européenne (d'où notamment l'emprunt de certains de leurs symboles comme le Triskell, et l'utilisation des mégalithes.), puis vers 700 avant notre ère, c'est la civilisation de Hallstatt (du nom de la nécropole autrichienne située sur le lac de ce nom),ils sont en effet installés en Autriche et en Allemagne actuelles, mais ils vont vite se propager dans toute la Gaule, puis vers le sud, en Espagne, et au nord, vers la Bretagne anglaise. Enfin vers 500 avant notre ère, c'est la période dite de la Tène, qui commence sur les rives du Rhin, se prolonge vers l'Est, au sud et à l'ouest, mais aussi vers les îles britanniques.
Il est donc important de souligner, du fait de ces nombreuses migrations qu'il n'y avait pas UN peuple celte, mais plusieurs. Il serait fastidieux de les nommer ici, car cela mériterait un exposé long et complexe, surtout que certaines tribus sont apparues puis disparues, laissant place à d'autres à cause des nombreuses guerres et invasions. Les plus connues sont les Arvernes, les Boiens, les Celtibères, les Gaulois, les Helvètes, etc.
De ce fait, la mythologie celte est donc multiple et chaque région possédait des dieux locaux (plus de 400 noms de dieux dans la seule Gaule) même si certains dieux étaient communément reconnus. Les celtes possédaient en effet un « panthéon », que l'on honore encore actuellement. Les dieux portent souvent plusieurs noms différents pour la même divinité et les triades sont omniprésentes, que ça soit trois divinités liées ou trois fonctions ou aspects présents chez un même dieu (la vision « triple » chez les celtes renforçait le caractère sacré). Les principaux sont Dagda, maître des éléments et de la connaissance, Brigid, la déesse-mère, Lug, dieu de la guerre, de la magie et dieu primordial, Taranis, dieu du tonnerre, Teutatès, dieu tribal, protecteur des guerriers, Epona, déesse protectrice des chevaux et des cavaliers... Mais ils ne sont qu'une infime partie de toutes les divinités présentes sur tout le territoire celte. De plus, il est important de souligner que ces divinités étaient en fait vraisemblablement les manifestations d' un « divin unique ». Les cérémonies en l'honneur de ces dieux ont généralement lieu au contact de la nature ou dans des némétons (sanctuaires en forêt).
Les celtes, au vu de leurs liens quasi-sacrés avec la nature organisaient aussi de nombreuses fêtes durant l'année, correspondant notamment au changement de saison. Leur calendrier était divisé en 12 mois, ou 13, puisqu'il était lunaire. Le premier mois était samonios et le dernier cantlos. L'année est divisée en deux périodes, une sombre et hivernale et l'autre claire et estivale. Les fêtes principales étaient : Samhain pour l'entrée dans l'Hiver, Beltane, pour le début de l'été, et Lugnasad, fête de Lug sous son aspect royale, célébration des récoltes, des fruits et de la fertilité. Ce sont les principales et il y en avait encore bien d'autres pour honorer la nature, comme Imbolc, fête de purification.
Si le peuple celte a été en majorité christianisé, leurs mythes ne sont pas perdus et ils ont perduré encore aujourd'hui dans de nombreux contes et légendes : Merlin, Arthur, Diarmaid et Grainne, etc.
Nous pouvons aussi dire quelques mots sur la société celtique en tant que telle. Chaque classe avait en effet un rôle bien défini, des tâches particulières à accomplir, le tout étant régulé et contrôlé par la classe sacerdotale : les druides, les bardes et les files. Les druides étaient versés dans les pratiques magiques proprement dites. Les bardes et les files, en revanche accomplissaient des fonctions liées à la poésie et à la prédiction. Les autres classes étaient la classe guerrière et la classe productrice.
Du fait de leur culture basée essentiellement sur l'oral (même s'ils possédaient une écriture : les ogham), puis la romanisation, la christianisation et les invasions germaniques, nous avons beaucoup de mal à restituer la tradition celtique dans son intégralité. Néanmoins les recherches se multiplient dans ce domaine et les découvertes n'ont pas finies de nous surprendre. Mais la certitude de leur relation avec la nature et les esprits en fait une tradition intéressante pour son authenticité et sa pratique.
Voir aussi : la page pour les mineurs à ce sujet
Tout d'abord, précisons que le chamanisme n'est pas à proprement parler une tradition, bien qu'il puisse être considéré comme tel dans certains contextes culturels. Il s'agit en général plutôt d'un ensemble de pratiques qui peuvent s'insérer à l'intérieur d'une tradition. Ces pratiques peuvent cependant différer d'une culture à une autre. Certains le considèrent comme la religion primordiale de l'homme et, en tous cas, il est une composante essentielle de nombreuses religions dites primitives. Ces pratiques consistent à aller puiser des ressources dans le monde des esprits, à des fins de guérison, de divination, d'inspiration, ou encore pour acquérir des informations etc.
Le mot chaman (qui tend à devenir "chamane" dans la pratique néo- chamanique actuelle), a été introduit au 18ème siècle par des écrivains rendant compte de leurs voyages en Sibérie. C'est ce terme qui a été adopté pour désigner ceux qui, à travers le monde, communiquent avec le monde des esprits. Les chamans traditionnels sont tout à la fois prêtres, médium, guérisseurs, devins, artistes, et bien d'autres choses en plus de leurs activités profanes au sein du groupe (tribal ou social), ils sont aussi chargés de la mémoire du clan, en perpétuant la tradition orale. Ils jouent donc un rôle important dans la cohésion des sociétés primitives et tribales.
Dans les sociétés tribales traditionnelles, le chaman est initié s'il a été accepté par les esprits, ce qui implique que le chamanisme est initiatique, et par conséquent ésotérique.
Toutefois, depuis quelques décennies, une nouvelle forme de chamanisme a émergé en occident, et a été baptisée néo-chamanisme. Faisant dévier le chamanisme traditionnel de sa fonction première, le néo-chamanisme est moins porteur d'utilité sociale que le chamanisme primitif, puisqu'il place les fonctions sociales du chaman après le développement personnel de celui qui pratique. Il faut donc être conscient des limites de ce néo-chamanisme, du fait de son orientation individualiste. Concluons en disant que la pratique chamanique est une pratique tout à fait hors du commun, puisqu'elle implique que le chaman entre en état de transe ou d'extase, afin d'être en mesure de "chamaniser". C'est cet état de transe, qui peut être induit de diverses manières, qui permet au chaman de voyager dans le monde des esprits, d'entrer en lien avec ses esprits alliés, et d'accéder à ses pouvoirs chamaniques.
Voir aussi : la page pour les mineurs à ce sujet
Le Druidisme Contemporain est la croyance dont les racines fortes et vivifiés prennent leurs source dans les pratiques proto-celtiques et celtiques. Elle est connue comme la religion des anciens Celtes.
Après des centaines d'années vécues dans l'ombre et la clandestinité, suite aux persécutions politico-religieuses de l'histoire cette pratique ancestrale revit au jour depuis le XVIIIème siècle quand se sont détachées trois branches majeures.
Il s'avère qu'aujourd'hui l'issue de ces évolutions nous présente deux types d'approche du Druidisme. Le Druidisme que l'on eut appeler Sacerdotal, c'est-à-dire des groupes très hiérarchisés, structurés, aux règles strictes et souvent issus des Gorsedd galloises et bretonnes et un Druidisme plus axé sur le travail spirituel, le travail personnel, la quête, la reliance à la nature, comme l'OBOD, le BDO, l'ordre de l'If, l'Odet etc.
Ainsi le Druidisme, si il est l'héritage des Celtes, est aussi une pratique spirituelle que chacun peut mettre en pratique où que ce soit, en liaison (re-lier) avec la Terre Mère, les ancêtres, le ciel et l'Ici et Maintenant.
La Pratique du Druidisme consiste à retrouver l'essence des croyances ancestrales Celtes et des Energies divines sous leurs différentes manifestations, comme celles liées à la Terre-Mère, l'Esprit du lieu, L'environnement naturel, la Nature par évidence, (les Arbres et les plantes, les animaux et les minéraux qui nous entourent, ici et maintenant) et les cycles naturels et sacrés qui la caractérisent (les Saisons par exemple et leur symbolique)
L'Awen, esprit divin inspirateur et guidance, la Wuivre, dragon de vie, souffle de la Terre- Mère. Le Culte aux Ancêtres et aux antiques lieux Sacrés.
Le Druide passe par plusieurs apprentissages :
Le Druidisme contemporain ne se veut pas un reflet du Druidisme antique mais son héritier, fort de ses racines profondes tout en répondant aux besoins de notre futur, de nos mondes : minéral, végétal, animal et humain par la reliance et la complicité.
L'Hellénisme est une riche tradition illustrée par sa mythologie. C'est au plus profond de nous-même que réside la vérité de ses mythes. La présence des dieux est une expérience personnelle « connais-toi toi-même et tu connaîtra l'univers et les dieux » (temple de Delphes). Le divin, qu'il soit un ou multiple, n'est pas séparé du monde incréé et éternel (l'Hellénisme a parfois une vision hénothéiste). Ce monde visible est la copie d'un monde spirituel dont les âmes, destinées à la réincarnation ou à la divinisation, sont issues. Ce dernier thème, présent dès l'époque présocratique, s'affirme surtout avec le néoplatonisme et l'Orphisme.
Ne comportant pas de dogme, il a au cours de son histoire pris plusieurs formes sous l'influence de ses acteurs : celle des poètes inspirés créateurs des mythes et des philosophes qui les ont approfondis (la philosophie pratiquée comme science spirituelle en fait son originalité).
L'Hellénisme ne s'est pas limité à la Grèce et sa présence dans d'autres régions a produit la variété de son expression. Les échanges ont été intenses (surtout avec l'Inde et l'Egypte). Il a également, avec l'hermétisme, largement contribué au développement de l'alchimie et de l'astrologie (les sphères célestes, chemin des âmes).
La Grèce a eu ses voyants (oracles), ses ascètes (pythagorisme et mystique des nombres), ses magiciens (théurgie), ses chamanes (il existe un chamanisme hellénique, voyage dans l'hyperborée avec un animal tutélaire), ses initiés (mystères), et ses marginaux.
Etant difficile d'aborder tous les aspects de sa pratique, faisons un bref résumé. Dans l'antiquité, les grands moments de la vie sont marqués par des rites précis pour la naissance, la mort, le passage à la vie adulte, le mariage, ... et par de nombreuses fêtes. Les mystères comportaient des initiations.
Le culte pouvait prendre deux formes d'expression, soit privée, soit publique pour les divinités de la cité.
Le culte privé, familial ou individuel, se fait habituellement devant l'autel domestique et se traduit par des offrandes de végétaux (céréales, pâtisseries, etc), de lumière (veilleuses), de parfums (encens brûlés), et de libations (eau, vin, lait...). Des objets personnels peuvent y être déposées. Les offrandes sont l'acte originel du rapport au sacré. Les prières s'expriment par la parole et le chant ou restent silencieuses. L'autel comporte au minimum trois statues (la divinité tutélaire étant au centre). Pour pratiquer tout rituel, il faut se purifier, la propreté physique (au minimum celle des mains) étant à l'image de celle de l'âme. Chaque personne pratiquant son culte selon ses choix personnels prend alors la fonction de prêtre.
Certains éléments de la maison ont une valeur particulière, par exemple la porte d'entrée. Hermès (ou Apollon) et Hécate en protège l'accès. Hestia est la protectrice du foyer. Certains rites peuvent être ponctuels (libation à Zeus avant un repas, ou à Hécate à chaque pleine lune). Les pèlerinages dans les lieux sacrés sont un bénéfice mais il n'est pas nécessaire de s'y rendre (la présence des Dieux étant universelle, le temple par excellence est le cosmos).
Le sacrifice animal, culte de la cité à l'extérieur des temples, a très tôt disparu de nos cultures. Il était déjà évité par certaines écoles de philosophie (pythagorisme, néoplatonisme, orphisme, non-violence) et n'a jamais été pratiqué dans le culte privé. Offrandes végétales et prières intimes ont pris une importance majeure vers la fin de l'antiquité.
Si le culte guide la recherche spirituelle, c'est en accédant à la connaissance de soi-même, véritable philosophie, que nous parvenons à la libération. Notre innocence originelle au sein de la nature peut nous permettre d'accéder à l'immortalité de l'âme, car la religion naturelle est fondée sur notre parenté avec le divin.
En conclusion, l'Hellénisme, est une recherche de la beauté tant intérieure qu'extérieure (on a souvent parlé d'une « religion de l'art ») et son but est la paix de l'âme. Les philosophes qui nous en ont parlé témoignent de sa modernité.
Et quelques liens pour aller plus loin : http://perso.wanadoo.fr/hekataios (bilingue, avec une bibliographie) et http://www.theoi.com (en anglais, le plus complet sur la mythologie)
Voir aussi : la page pour les mineurs à ce sujet
La religion des anciens égyptiens ne propose pas LA VÉRITÉ, mais une vérité symbolique qui s'exprime au travers de différentes cosmogonies (théorie de la création de l'Univers). Cela peut paraître parfois déconcertant pour les hommes d'aujourd'hui. De nombreux centres religieux ont élaboré leurs propres mythes de la création, qui ont tous pour point commun de mettre en scène un dieu créateur issu de l'océan primordial, un être qualifié de démiurge. Cette tradition possède de multiples dieux, souvent à visages ou apparences animalières. Ces divinités sont multiples et une à la fois, car elles sont toutes issues d'un même principe ou puissance créatrice primordiale.
Comme beaucoup de traditions païennes, la religion des anciens égyptiens accorde une place importante à la protection et la glorification de la nature. La nature et l'homme sont des créations du démiurge indissociables. Tout animal, tout végétal, tout minéral est une œuvre du créateur et contient par conséquent une parcelle de la puissance divine. Sans la nature, telle que crée par le démiurge et harmonisée selon les lois de Maât, l'homme ne pourrait subvenir à ses besoins, vivre ou tout simplement exister. C'est pourquoi les païens khémites glorifient les dons que leur offrent leur environnement, comme par exemple le Nil et ses crues fertiles, le soleil qui fait croître les récoltes, la lune, etc.
La notion d'éternité est au cœur de cette tradition. C'est la base de toute la vie d'un homme. La mort n'est qu'un passage d'un monde à un autre, que les rites funéraires préparent et facilitent. La tradition païenne khémite célèbre donc bien la vie pour l'éternité, qu'elle soit dans ce monde ou dans celui de l'au-delà.
La tradition khémite est rituelle, dans laquelle le culte ancien était célébré par un groupe de fonctionnaires. Le peuple participe aux rites funéraires et aux processions. Il peut se réunir sur les esplanades, les lieux d'offrandes et les hôpitaux des temples pour prendre part aux cultes. Mais il n'a pas libre accès aux temples, comme par exemple les chrétiens dans une église ou les musulmans à la mosquée. Chacun peut également chez soi s'organiser un petit autel pour le culte privé, notamment pour des divinités domestiques comme Bès ou Thouéris. Il n'existe pas de dogmes ou de livre sacré comparable à la Bible, parce que la tradition khémite n'est pas du type révélé. Cependant les temples conservent des traces écrites sur des papyrus ou gravées sur leurs murs, des rites, des enseignements et des croyances des anciens égyptiens. Il en est de même dans les tombeaux où des recueils de textes funéraires, comme le Livre des Morts, nous apportent aujourd'hui le témoignage et les enseignements de cette tradition païenne.
Liste non exhaustive
Voici quelques liens Internet pour aller plus loin : http://www.ta-noutri.com : site Francophone http://www.inkemetic.org : site Anglophone
Voir aussi : la page pour les mineurs à ce sujet
La Wicca est une philosophie religieuse et mystique qui vit au rythme de la nature en fêtant les saisons, les pleine lune, les récoltes
>Le Wiccan croit en un Dieu et une Déesse tout deux faisant partie du tout qui nous entoure et dont nous faisons partie. Leur nom diffère selon les sensibilités de chacun : Cernunnos, Aradia, Diane, Mercure, Zeus. Les Dieux divers des panthéons mythologiques représentent un aspect de la divinité masculine ou féminine. La magie positive est une composante de nos rites. Elle permet d'intervenir dans la réalité par la force de la volonté canalisée par la visualisation et la méditation mais aussi de se créer un " lieu " de rencontre privilégié avec les divinités.
Pour nous il n'y pas de paradis ou d'enfer. A la mort le corps se réincarne et continue son chemin initiatique afin de faire évoluer son esprit.
Chacun suit le chemin qui lui correspond, agit de la manière qui lui plaît pourvu qu'il ne fasse de mal à personne. Cette notion est complexe parce que subjective et en tant que Wiccan nous n'avons pas toujours assez d'une vie pour en saisir les subtilités. C'est peut-être la véritable quête Wiccane, en somme.
La Wicca n'a pas de Diable dans son panthéon. Nous sommes tous à la fois bon et mauvais, négatifs et positifs, blancs et noirs dans notre âme. Les divinités aussi ont un côté sombre. Au lieu de rejeter cette partie obscure nous essayons de la connaître de l'apprivoiser et de la maîtriser. Vaste entreprise. Cependant nous ne pratiquons pas de magie dite noire (par commodité de vocabulaire). En effet nous considérons que les énergies projetées nous reviennent par trois fois qu'elles soit bonnes ou mauvaises. Les énergies se diffusent dans l'univers, dans notre monde et tous les autres, affectant par leur nature les êtres qui y séjournent. La magie négative nous fait du mal à tous, y compris ceux que nous aimons.
Cette religion a été créée par Gérald Brousseau Gardner dans les années 50 en Angleterre, en y mêlant de l'ésotérisme antique et moderne, des valeurs païennes pré-chrétiennes. Aujourd'hui la Wicca a montré divers visages qui créent des polémiques aux USA (pays où le nombre de membres ne cesse d'augmenter), en Angleterre et maintenant en France.
On peut entendre que c'est une
religion qui date du néolithique, que les sorcières du moyen
âge persécutées par l'inquisition étaient déjà
Wicca.
Nous vous laissons le soin de vous
faire votre opinion avec vos lectures et votre sens critique. Ce qui nous
intéresse est plus d'ordre spirituel que polémique.
Il existe plusieurs traditions
: la Wicca gardnérienne, alexandrienne, dianique, faëry, éclectique
etc.
Nous considérons que chacun
peut choisir sa voie comme il l'entend.
Selon la Wicca, chaque religion connue ou pas est un chemin différent pour aller au même endroit. Nous reconnaissons la légitimité de toutes les religions à partir du moment où leur démarche est sincère et constructive.Enfin le Wiccan est écologiste dans l'âme et agit de son mieux pour protéger la planète. Il trie ses déchets, essaie d'économiser l'eau, respecte la vie dans son ensemble (on ne tue que pour se défendre et se nourrir) etc.
Si la Wicca touche l'occultisme de près, elle n'en reste pas moins ancrée dans la réalité quotidienne !
Voir aussi : la page pour les mineurs à ce sujet
Numéro CNIL : 1051289
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