Aussi stupide que cela puisse paraître, nous sommes des parents comme les autres, nous aimons nos enfants et voulons le mieux pour eux. Nous sommes aussi désarmés que les autres à l'arrivée du premier enfant.
Comme tous parents, nous voulons leur transmettre nos valeurs, et c'est là que se fait la seule différence par rapport aux autres parents, nous représentons une minorité de ce point de vue.
Ainsi, c'est là que des tas de questions se posent aux jeunes parents :
Nous n'avons là aussi aucune solution miracle, juste nos expériences et approches que nous allons vous faire connaître et c'est à chacun de faire son choix ou de librement s'en inspirer.
Nous vous proposons aussi une page Idées d'activités d'éveil et de transmission de nos traditions à nos enfants.
Pourquoi ne le ferions nous pas ? Toutes les autres religions le font et nous, car nous sommes une minorité, devrions nous en abstenir... Cela entre dans le cadre de la liberté religieuse de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.
C'est une décision qui est strictement personnelle aux parents.
Pour voir la position à adopter, il faut prendre en conscience quelques point :
En prenant en compte tous ces éléments, voici quelques unes des positions les plus courantes, celles-ci dépendent évidemment de l'âge de l'enfant et de son attirance :
Quel que soit le choix, rien n'empêche de les faire participer à des activités para cultuelles ou culturelles qui peuvent les intéresser. Il ne faut en aucun cas les forcer, ça serait absurde. De même, il ne sert à rien de les intégrer à des cérémonies qu'ils ne comprendraient pas ou ils risqueraient de s'ennuyer et perturber l'ensemble.
En résumant, il est sain de leur faire découvrir nos pratiques et traditions en se basant de leur rythme, cependant, cela ne doit pas se faire par la contrainte, car le choix final leur revient toujours.
Certains objecteront que l'enseignement aux enfants (embrigadement des enfants) est une caractéristique des sectes.
En pratique, toutes les religions le font, souvent de manière organisée, cet argument de détection de sectarisme ne tient pas la route et ne l'a jamais tenu :
Quiconque voudrait utiliser cet argument se met donc tacitement dans une position de totalitarisme. Si quelqu'un vous fait ce genre de remarques, n'hésitez pas à le faire réfléchir là-dessus.
Sûrement que votre enfant aura des connaissances mythologiques plus avancées que les autres. Ils arriveront même pour certains à reconnaître les symboliques de la nature qui sont fermées à leurs camarades. Il faut savoir que l'enfant à besoin d'évasion et d'imaginaire. Les contes, les mythologie sont une très bonne chose pour le développement de l'enfant. Il est sûr qu'il va épater ses copains, mais cela lui donnera une occasion de faire connaître des légendes en s'amusant beaucoup avec ses amis.
Exemple :
Maman pourquoi certains de mes amis on qu'un seul dieu ?
Ma fille (/mon fils), je suis une femme et tu es bien une fille (/un garçon), nous avons donc aussi des déesses et des dieux.
Ils existent autant de déesses et de dieux que la nature comporte d'éléments vitaux .
Le problème peut apparaître plus tard, si vous êtes dans un entourage où la religion a une très forte importance, en particulier si dans votre secteur géographique, les cours de religion sont obligatoires. Un décalage certain peut alors apparaître. Ne pas paniquer, essayez de lui trouver une activité où ce contexte est différent pour qu'il ait l'occasion de se faire d'autres amis. Un contexte de tensions communautaires n'est de toute fois pas bon pour son développement, il a besoin de relâcher cette pression, ailleurs !
Dans le cas où le problème ne soit pas directement lié à lui, mais plutôt à vous, parce que ses amis ou les parents de ses amis ont appris votre religion et qu'ils désapprouvent, le problème est différent. Le mieux est de faire face et comme sur le paragraphe en relation avec le fait d'être pris pour une secte, de recadrer les choses avec les personnes concernées. Dans tous les cas, vous devez veiller à ce que votre enfant soit parfaitement en conscience de vos choix religieux et qu'il les comprenne. De même, surveillez qu'il ne devienne pas la cible de ses "camarades", auquel cas, voir directement avec les parents et leur rappeler qu'ils sont responsables pénalement des actes de leurs propres enfants. Ca peut renforcer certaines tensions, mais les dérives d'un laisser-aller seraient encore pires.
Pour ce qui est du décalage par rapport à leurs amis qui font leur communion, bar-mitsva ou autres, s'ils en émettent le désir, vous pouvez voir à leur faire passer un passage d'âge à leur tour, mais selon votre tradition (avec rite, fête, cadeaux, etc... comme les autres). C'est d'ailleurs ce que sont ces rituels d'ailleurs, avec un phase préparatoire que vous pouvez vous aussi lui donner. Cela vous demandera effectivement un certain travail de votre côté pour préparer cela, mais vous rapprochera aussi. Si en fin de compte il décide de ne pas aller jusqu'au bout, dites lui que ce n'est pas grave et qu'il n'y a aucune obligation à faire ce passage, qu'il se fera tout seul de toute façon avec le temps, que ce n'était peut-être pas le moment ou sa voie, mais que ce n'est pas grave.
Si l'enfant va jusqu'au bout, laissez lui la possibilité d'inviter des copains s'il a été invité à assister pour des amis et qu'il veut faire pareil. A vous de voir les possibilités si c'est avec un groupe de célébration ou à vous de créer un rituel adéquat.
Les maîtres mots sont :
Tout doit se passer le plus naturellement possible.
Les jeunes enfants ont des facilités à appréhender un monde merveilleux, ils aimer jouer, par contre ils n'aiment pas les activités contraintes.
Aussi le mieux est de passer par des activités d'éveil et ludiques (voir propositions), plutôt qu'une forme de catéchisme ennuyeux.
De même, il n'est pas la peine d'insister si l'enfant n'est pas prêt ou pas intéressé.
Par contre, tenez vous à leur disposition si il vous pose des questions, même si elles sont très surprenantes par rapports à leur âge.
Cela dépend du rite, de l'âge de l'enfant, de l'intérêt de l'enfant, etc...
Comme le dit leit motiv de cette page: sans contrainte. Il n'y aurait rien de pire que de devoir forcer l'enfant à suivre une chose à laquelle il ne trouve aucun intérêt. Il vaut mieux qu'il ne participe pas plutôt que quelque chose tourne mal, surtout s'il est jeune.
Dans tous les cas, si vous voulez le faire participer, voyez le temps que le rite va prendre et voyez à ce qu'il soit bien préparé. Il faut penser un peu à tout, lui dire qui sont les gens en cas de rite communautaire (et les lui présenter), les raisons de la célébration, ce que signifient les principaux éléments du décorum (Ne pas hésiter à le faire visiter avant), etc... pour qu'il puisse mieux appréhender les événements qui vont se dérouler devant lui. De là, vérifiez encore qu'il veut bien venir et faites lui promettre qu'il restera sage (même s'il ne le tient pas forcément au bout du compte).
Pour faire participer des enfants à un rite, vous pouvez commencer par des rites privés (dont on peut gêrer soi-même la durée) simples pour qu'il comprenne la logique générale et aient des références. De là, on peut passer progressivement à du plus long. Vous aurez vous-même intégré ce qu'attend votre enfant comme explications préliminaires.
Pour des rites communautaires, assurez vous avec les officiants des limites de dérangements acceptables selon les différentes étapes. Il vaut mieux qu'il reste près d'un de ses parents qui puisse le gérer. Ainsi, il pourra avoir des explications à voix basse quand il ne comprend pas, être rassuré selon ce qu'il y a dans le rite, être retiré s'il s'ennuie trop avant d'avoir semé le trouble et on peut lui dire les moments où il est important qu'il se taise complètement.
Tout cela dit, il faut aussi prendre en compte certaines particularités et évolutions. C'est aux parents de juger de cela.
Pour illustration, le cas de la nudité rituelle wiccane est un problème souvent discuté, on ne saurait dire que tout doit se faire en conscience de la part des parents et de l'enfant. Avec l'adolescence, cela peut aussi changer certains comportements qui étaient naturels chez un petit qui ne se posait pas de questions.
De même, s'il avait un rôle particulier en tant qu'enfant, et qu'un autre plus jeune le remplace, il peut aussi voir son intérêt pour ce qui lui faisait plaisir avant. En fait tout changement dans son positionnement dans le rite peut provoquer un rejet.
Petites idées de participations :
Quelle que soit la position religieuse de l'autre parent, comme l'éducation des enfants revient aux deux parents, il n'y a aucune raison de taire à l'enfant cette différence en ses parents. De même il n'y a aucune raison que l'enfant ne connaisse qu'une seule des deux options religieuses.
Si les deux parents se sont entendus pour faire un petit bout de choux, ils devraient pouvoir s'entendre pour trouver un bon compromis par rapport à son éducation.
Il y a un point délicat qui est celui des rites de naissance.
Il existe plusieures écoles :
Pour le cas des marques distinctives encore plus que pour les rites, le fait de les faire ou non au bébé (ou au jeune enfant) doit être une chose parfaitement réfléchie entre les parents qui auront peut-être à faire face à des pressions familiales.
Il en va de même avec chacun des autres rites marquant la vie spirituelle.
Le choix de la traditions vers laquelle se dirigera l'enfant lui reviendra. Il est probable qu'il choisisse la tradition d'un de ses deux parents, cependant il arrive qu'il parte sur une tierce voie.
Le problème est approximativement le même que dans le cas précédent, mais en plus simple. Les parents ayant pu s'accorder dans leurs pratiques peuvent transmettre ensemble les principes et valeurs communs.
De même, pour les parents païens de génération spontanée; ils seront ensemble pour résister à la pression que peuvent exercer les grands parents pour que l'enfant suive des rites qui ne sont pas en accord avec la décision d'éducation des parents.
Un cas vécu :
Deux parents païens de traditions différentes ont décidé de ne pas faire plaisirs aux grands-parents de confession catholique (peu pratiquants). Ils ont décidé de rester ferme avec leurs parents respectifs, les enfants n'ont eu aucun baptême catholique, ils décideront en connaissance de cause quand ils seront en âge de comprendre.
Les parents vont tout doucement leur enseigner les mythes sous forme de contes et leur faire comprendre la nature qui les entourent. Par tolérance pour les autres religions, les même parents vont tolérer que leurs enfants fasse un deuxième Noël avec leurs grands-parents. Ainsi les enfants auront une grande richesse de connaissances que cela soit chez eux ou chez les grands-parents, ils remarqueront biensûr la différence de décors. A la place de la crèche, la forêt des fées et des petits lutins...
Voilà, nous avons fait un petit tour d'horizon du sujet. Si vous avez toujours des questions, des commentaires ou des cas non traités ici, n'hésitez pas à nous envoyer un petit mail.
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