Participants : Eric, Sylvia, Nicolas, Géraldine, Hervé, Sébastien, Céline, Gladwys, Ludovic, Virginie, Frederic, Mélanie, David, Mary, Alain, Pascal.
Quatre personnes, pressées de prendre des vacances, y allèrent avant les autres: Nicolas, Pascal, Mary et son compagnon Alain. Un chien et une chienne, encore plus pressés, les accompagnaient.
Nous arrivâmes mercredi soir et notre première visite fut pour le dolmen de Hamel. Pourquoi avons nous choisi cette destination ? Parce que ce dolmen est tout près du camping, qu'il était déjà tard et que j'en avais marre de conduire. La visite de ce dolmen a été un moment de détente bienvenue, je regrette seulement qu'on m'ait fauché mon téléphone portable dans la voiture pendant que nous étions près de ce dolmen. Oh, bof, pouvoir faire quelques awens sur le dolmen de Hamel vaut bien un téléphone portable.
Aucun de nous ne connaissait la région, s'est donc posée la question de savoir où faire nos courses. Le lendemain de notre arrivée, sous la pression de Pascal, nous nous sommes mis à chercher des aliments bios issus de la production locale. De village en village et de ferme en ferme, nous avons finalement trouvé une ferme qui vendait directement au consommateur des oeufs. Produits par des poules locales, certes, mais élevées en batterie. Aie ! Vous auriez du voir la tête de Pascal ! Nous avons bêtement fini par faire nos courses au supermarché.
Nous sommes ensuite allés voir la Pierre Qui Pousse d'Aubigny. C'est un joli petit dolmen de la forme d'une tête de cheval. Nous avons cherche les énergies du lieu, et nous sommes tombes d'accord sur le fait qu'elles s'étaient déplacées de quelques mètres. (Tous sauf Alain qui avait oublié son tabac dans la voiture et qui était reparti le chercher, mais de toutes façons il n'y connaît rien et y croit encore moins). Nicolas, le plus qualifié de nous quatre pour la détection d'énergies (et je ne dis pas ça parce qu'il est le vice-président, hein) a passé pas mal de temps a ressentir dans les parages pour essayer de situer le lieu de passage exact des énergies. Les chiens avaient chaud et se couchaient dans la boue de cette zone très marécageuse pour se rafraîchir.
L'épicentre énergétique s'est éloigné du dolmen, mais le dolmen conserve néanmoins une force d'attraction, ne serait-ce que par son esthétique. Nous serions volontiers restés le contempler durant un moment, pour voir si il allait ou non pousser, mais les moustiques voulaient que nous restions. Donc nous sommes partis.
Il faisait très chaud et nous sommes allés nous baigner dans l'un des nombreux étangs de la région, magnifique et parfaitement adapté à la reproduction en masse des moustiques. Là, nous avons effectué une découverte ornithologique importante: les poules d'eau chient sur les feuilles de nénuphar. Sous la pression du militant environnementaliste acharné qu'est Pascal, nous avons également fait une partie de pêche. Aux bouteilles de bière vides. (Enfin, nous n'avons rien contre les bouteilles de bière pleines, qu'on se le dise, mais ces salauds de pollueurs ne jettent dans l'étang que des bouteilles vides, les vaches!). Nous en avons péché pas mal que nous sommes allés ensuite déposer près d'une poubelle débordante.
Le Vendredi, nous sommes allés à un marché dont nous avions appris l'existence durant notre périple de la veille (sans Nicolas). Nous nous sommes dispersés pour explorer a notre guise. Pascal a enfin trouvé des produits locaux et en production raisonnable, où je ne sais plus comment il appelle ça, c'est pas du bio mais presque. Mon portefeuille avait craqué quelques jours auparavant et je me suis acheté un nouveau portefeuille. Alain a vu le même stand et il m'a acheté un nouveau portefeuille. Je suis l’heureux possesseur de deux portefeuilles neufs, et j'utilise encore le vieux portefeuille déchiré... Mais je vais transvaser mon fatras dans l'un des neufs incessamment sous peu, oui, oui...
Nouvelle baignade dans un nouvel étang, et nous sommes retournés au camping, impatients de voir si les autres étaient arrivés.
Mary
Tout au long de la journée, les arrivées se sont étalées dans le camping de Tortequesne, voyant s’installer ça et là des tentes autour de celles déjà plantées par les premiers arrivés. Les retrouvailles furent joyeuses pour ceux appréciant toujours autant de se retrouver lors de ces courtes mais fortes rencontres. Ce fut aussi le moment de découvrir comme à l’accoutumée de nouveaux membres et d’enfin pouvoir mettre des visages sur leur noms.
La soirée se poursuivit par un frugal repas, et autour de discussions animées, puis les heures défilant, quelques autochtones sont repartis chez eux et les autres sont allés faire une petite séance improvisée de chamanisme au Dolmen de Hamel. Après ces tumultueuses expériences, il fut temps de retrouver le camping et nos tentes pour y dormir.
Le Samedi matin, les derniers participants arrivèrent au camping, et après de longues discussions (oui les païens sont indisciplinés), nous sommes partis pour le Dolmen de Hamel. Nous avons pu prendre le temps de le redécouvrir en plein jour pour ceux qui y étaient déjà allés en pleine nuit la veille, ou de découvrir tout court pour certains.
Le dolmen d'Hamel est situé au sommet d'un coteau, au pied duquel, coule en permanence une fontaine, appelée 'la cuisine des Fées'.
Ce dolmen est souvent dénommé, 'Pierre Chavatte' à cause des cavités en forme de talon que l'on y trouve. Certains affirment que ces creux servaient aux Camaras (les Bohémiens), qui, au XVII° siècle, parcouraient la région en terrorisant les paysans ; un peu sorciers, ils préparaient leurs philtres magiques dans les cupules se trouvant sur le dolmen, d'où le nom de 'Cuisine des Sorciers'.
D'autres, enfin, ont imaginé que le dolmen aurait servi à des sacrifices humains gaulois et que les rigoles sur la table servaient à recueillir le sang des victimes.
Après quelques awens sur la pierre..., nous avons pique-niqué à coté puis nous sommes partis en direction du Cercle des Pierre des Bonnettes.
Le soleil tapait très fort, en ce début du mois de juillet, au sommet de ce petit tumulus où l’on pouvait découvrir 6 pierres en forment de t, dont une tombée et en ayant glissée plus loin sur la pente, plantées dans la terre et formant un cercle, sous toute vraisemblance à orientation solaire.
Situées sur un tumulus, cinq pierres se dressent, disposées en cercle, une sixième étant couchée plus loin. Une septième est hypothétique.
Selon la légende, six jeunes filles et un ménétrier seraient allés danser sur le tertre un dimanche, au lieu d'aller aux vêpres.
Alors qu'elles tournent follement, leur danse est arrêtée, leurs têtes deviennent raides, leurs bras se collent à leurs corps, leurs jambes s'enfoncent dans le sol, le ménétrier au centre subit le même sort. Les habitants du lieu accoururent, on voulut les arracher au sol, mais tout fut inutile.
Puis après avoir observés et ressentis le site chacun à sa manière, nous (en attendant quand même Pascal qui avait pris son temps pour faire quelques cérémonies et avait perdu son chemin sur une ligne droite pour revenir aux voitures.... ;op) sommes partis en direction de la Pierre qui Pousse.
Le menhir de la 'pierre qui pousse' se dresse au bord de l'étang. Comme la plupart des menhirs, sa datation et sa signification restent incertaines. Sa hauteur actuelle est de 1,50m.
On raconte que cette pierre, en forme de tête de cheval est vivante et que tous les jours, imperceptiblement, elle continue de grandir. D'autres disent que ce ne sont que les eaux de ruissellement qui petit à petit dégagent le pied du menhir, le faisant ainsi paraître plus grand. Qui croire ?
Le soir eût lieu l’assemblée générale de l’asso où beaucoup de sujets, d’idées et de projets à mettre en place ont été soulevés.
Alors que Mary, Alain et Pascal durent partir dès l’aube pour d’autres obligations, nous nous sommes réveillés prêts pour une journée à découvrir et à déambuler dans les rues de Bavay pour sa fête gallo-romaine.
BAGACUM capitale de la Nervie, fondée il y a 2000 ans sous le règne d'Auguste Les vestiges romains comptent parmi les plus importants du Nord de l'Europe
Sous la chaleur de ce beau dimanche de juillet, nous avons pu savourer quelques unes des spécialités locales dans une friterie de la ville. A travers les ruines de cette ancienne ville gallo-romaine, les spectacles de démonstration de légions romaines, (grâce à l’Association XXII Légion Primigénia groupe de reconstitution historique), et la visite du musée archéologique agrémentèrent notre journée et nous laissèrent une impression de retour dans le passé et la culture de nos ancêtres.
Le musée de Bavay renferme une très belle collection de spécimens de l'art romain. Des fouilles ont mis à jour les fondations d'une basilique et de villas gallo-romaines: remparts datant des premiers siècles de notre ère, hypocaustes. L'exploration des sépultures, vestiges d'habitations, ateliers de potiers, etc... de l'époque gallo-romaine, a fait de Bavay l'un des centres archéologiques, les plus intéressants de France.
Néanmoins un spectacle de montreur de loups et d’ours, dressés pour le simple plaisir des humains, nous laissa quelque peu perplexe....
Puis ce fut le moment de retourner au camping et de manger le délicieux repas préparé par Hervé. Certains durent alors rentrer déjà chez eux et nous quitter, pour espérer se revoir bien vite.
Pour les téméraires restant, nous nous sommes encore une fois dirigés vers le Dolmen de Hamel, histoire d’y pratiquer un Sumbel. Chacun des novices ou non, y participant à sa manière et selon sa sensibilité soit pour l’appel aux 4 points cardinaux et aux esprits des lieux, soit pour le chant des runes, ou pour honorer nos divinités.
Cette rencontre fut encore des plus enrichissante et émouvante. Nous ne nous lassons pas de toujours nous retrouver et de découvrir de nouvelles personnes et personnalités, avec qui au fil des années nous tissons de forts liens d’amitiés. Nous espérons que chacune de nos rencontres participent à sa manière à tisser cette belle toile de renaissance et de découverte de nos croyances païennes. Nous espérons qu'elles continueront à se renouveler toujours dans cette même ambiance, à s'accroître, que d’autres personnes viendront nous y rejoindre et que d’autres projets avec le temps viendront s’y greffer. Cette rencontre fut aussi un moment pour nous, de montrer que quoiqu’en disent nos détracteurs, (car dès des gens se réunissent dans le but de construire, leurs projets attirent les jalousies de la part même de ceux disant défendre les mêmes causes et idéaux), que nous existons toujours et que nous continuons toujours à avancer et à être motivés pour défendre ce en quoi nous croyons.
Géraldine
Numéro CNIL : 1051289
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