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Mineurs - Ásatrú

D'abord quelques petites mises au point :

Dans le tradition nordique, l'accent est mis sur divers points :

Il n'existe pas de voie « standard » dans la tradition nordique, car l'Ásatrú couvre l'ensemble des aspects de la vie. En effet, il s'agit d'une tradition où ésotérisme et exotérisme se confondent, l'ensemble du monde est vivant. Libre à chacun de choisir son aspect préféré ou de rester généraliste. Nos dieux s'opposent au chaos que représentent le forces destructrices.

Chaque personne et chaque chose possède une part de Sacré.
De cette affirmation découle que toute personne est légitimement son propre prêtre pour l'entretenir, dans la dignité et l'honneur. L'honneur est très important, car toute action déshonorante entache avant tout cette part de Sacré.
Une autre conséquence est que tout mérite le respect et la reconnaissance de sa sacralité, sauf dans le cas où cette sacralité soit trop souillée.

Enfin, il existe des formes de magie spécifiques à la tradition nordique, le seidhr et les runes. Les seidhr est la forme nordique du chamanisme. Les runes sont les motifs sacrés qui se trouvent dans les trames du monde, qui permettent ainsi de mieux le comprendre ou d'agir pour essayer de le changer.
La magie n'est cependant pas un élément central de l'Ásatrú, le spirituel étant prépondérant.

Avertissements envers ceux qui utilisent l'image de cette tradition pour tenter de justifier l'injustifiable :

Il n'y a aucun lien entre pratique nordique et le moindre engagement politique. Ceux qui voudraient, sous couvert de pseudo-ordres, évoquer un militantisme politique quelconque sont à côté de la plaque d'un point de vue spirituel. On s'aperçoit que leurs connaissances de la tradition sont soit tronquées, soit faussées. L'Ásatrú se vit dans la liberté et non dans la soumission à un chef démagogique.

Il n'y a aucun lien entre la tradition et des conneries de pureté de race ou autres. Les anciens ont connu dans toutes leurs colonies de forts métissages qui ne les faisaient plus se distinguer des populations locales en moins de 4 générations. De même, la notion de race pour parler d'humains n'existe pas au niveau de l'espèce humaine. On trouve bien le terme de « kin » pour distinguer le chien de la vache ou dans un contexte humain, il désigne la notion de parentèle. Certains mouvements ont tenté de justifier leurs théories avec le support de ses anciens textes en faussant la traduction de kin par race au sens ethnique, ce qui est une trahison des textes.