Le paganisme n’est pas une secte, c’est un ensemble de religion.
Comme toutes les religions, le paganisme peut avoir des groupes qui ont des dérives sectaires. Il serait absurde de le nier, cependant, il ne faut pas confondre un mode de fonctionnement atypique avec un comportement déviant.
Il est vrai que beaucoup de groupes sont très méfiant vis-à-vis du grand public, du fait de la manière dont est généralement traitée le paganisme par les media. Cette méfiance est entretenue par le fait que peu d’émissions soient équitable dans leur présentation des activités des groupes, à vouloir jouer sur les lieux communs erronés qui sont l’objet du Projet Gungnir. Ce faisant, cette fermeture devient l’objet de fantasmes de sectarisme.
Un autre point vient du fait que certains groupes soient initiatiques. N’est ce pas le propre de tout croyant, quelle que soit sa religion de mieux connaître le divin? Qu’il y ait des enseignements dispensés est normal et se retrouve dans de nombreux domaines. Qu’il s’agit d’enseignement religieux ou d’apprentissage, cela se fait d’une personne ayant plus d’expérience et de connaissances à un néophyte et personne n’y trouve quoi que ce soit à en dire. Il n’y a aucune raison de considérer les groupes initiatiques païens autrement.
Ceux-ci sont comparables aux congrégations religieuses qui se réunissent gratuitement dans les synagogues, églises ou mosquées.
Il s’agit d’associations sans but lucratif, leur objectif est de donner un cadre légal à leurs activités. Les cotisations sont d’un niveau tout à fait acceptables, même bien inférieures à un club de sport.
Comment sont utilisées les cotisations?
Bref, il n’y a pas des sommes astronomiques qui circulent, la plupart de ces associations sont assez pauvres et se débrouillent avec le minimum
Tout simplement pour sortir de l’isolement. Les païens sont une minorité et on n’en rencontre pas à tous les coins de rues. De même, au sein de ses associations, on trouve des points de vues autres permettant de mieux connaître sa religion. Célébrer son culte individuellement est une chose, le faire en commun avec d’autre en est une autre, tous les pratiquants de religions à travers le monde le font, nous ne faisons pas exception.
La plupart des groupes refusent la présence de mineurs en leur sein. Ceci n’est motivé que par le fait de vouloir se protéger d’accusations infondée de la part de parents qui pourraient se ou se faire monter la tête par de tierce personnes. Alors que certains pourraient être enclins à les accepter et répondre à toutes les questions de parents, ils ne s’aventurent même pas à la chose par soucis de tranquilité.
Une certaine paranoïa de la secte est née au sein même des païens qui pour certains hésitent à intégrer un groupe par peur de tomber sur une secte. Cela concerne surtout ceux qui n’ont pas déjà mis les pieds dans l’ensemble de la mouvance païenne et qui n’en ont encore qu’une vue extérieure. Une fois le fait d’avoir vu des gens polémiquer entre eux sur des sujets avec des opinions souvent bien différentes d’un point de vue théologique, il parait évident que ce n’est pas un milieu propice.
Beaucoup de païens parents ont peur de transmettre leur tradition à leurs enfants. Ce qui est accepté dans toutes les autres religions serait refusé aux païens. Certains ont même peur qu’on leur retire.
Que dire alors du fait que des groupes aient des dirigeants religieux? La belle affaire! Que sont les rabbins, curés, pasteurs et imams? Même hors du domaine religieux, la plupart des groupes humains ont des dirigeants qui s’occupent d’administrer l’ensemble pour que le tout fonctionne, là, il s’agit de cultes.
Il est parfaitement anormal qu’une tranche de population ait ce genre de craintes uniquement pour des choix d’orientation religieuse. La DUDH, Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, prévoit que nul ne puisse être inquiété pour ces choix religieux.
S’il s’agissait de sectes religieuses, cela pourrait encore se comprendre, mais tel n’est pas le cas.
Toutes les personnes des religions des livres ont parfaitement le droit d’enseigner leur religion à leurs enfants, mais dans le cas des païens, cela suscite des méfiances et des accusations de sectarisme, ‘embrigadement des enfants’ pour utiliser le terme désigné. De tels soupçons sont la preuve qu’il n’y a pas égalité de considération dans la transmission de nos fois.
Que nos groupes soient considérés comme pouvant être des sectes à priori est aussi le signe d’une considération différente. L’argument qui veut que nos fois soient moins connus est un faux argument, la plupart des païens seraient prêts à en parler ouvertement s’ils savaient qu’ils n’allaient être considérés comme au mieux ‘bizarres’.
Pour ceux qui essaient de communiquer pour changer cet état de fait, cette approche est aussi bien trop souvent considérée de manière négative. Même le discours tenu ici peut être interprété négativement comme celui de pro-sectaires réclamant leur droit de sectariser en paix. Qu’en est il alors de la présomption d’innocence? Balayée, car réclamée par des gens qui ont le tord d’être minoritaires, atypiques et dont les convictions sont peu connues.
Il faut concéder qu’il y a des sectes qui tiennent exactement le même
discourt. Il y a pourtant des nuances importantes: les émetteurs et la
réclamation. Dans le cas présent, il est tenu par des personnes de religions
différentes, avec des intérêts différents, mais qui définissent leurs religions
sous le terme paganisme. Il ne s’agit pas du terme générique et flou de
‘religions nouvelles’ ou ‘nouveaux mouvements religieux’, mais d’une
désignation faisant référence à un type de religions bien particulier.
De là, il faut donc appréhender les païens occidentaux de la même manière que
ceux présents dans le reste du monde et de la manière que leurs anciens. Il
serait absurde de traiter de sectes des civilisations entières existant ou
ayant existé.
‘Les gens’ ne savent pas et ne veulent pas savoir, pire, ils condamnent quand même quelque chose qu’ils ne connaissent pas. S’affliger ‘des gens’ et devoir faire avec ce climat n’est pas la meilleure position à tenir. Ce serait mépriser ‘les gens’ et leur capacité à reconnaître les réalités. Aussi, même si cela semble une goutte dans un océan, si nous ne nous exprimons pas, la situation ne risque pas de changer. A force de gouttes d’eau, nous espérons que l’évidence qui est vraie depuis le départ, c'est-à-dire que les paganismes sont des religions comme les autres, soit enfin reconnue.
Numéro CNIL : 1051289
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