Il n'existe pas de calendrier standard, les célébration varient en fonction des traditions. Il y a des fêtes récurrentes, mais d'autres sont propre à une voie.
Nous classerons ces célébration par catégories arbitraires. De même, dans le plan ci-dessous, nous donnerons un nom le plus courant, et les déclinaisons dans la partie spécifique.
Nous n'avons cependant pas la prétention de considérer cette liste comme exhaustive, c'est loin d'en être le cas.
Les fêtes spécifiques
En se basant sur le calendrier civil :
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Il n'existe pas de trace montrant que cette fête soit traditionnelle, elle semble uniquement moderne.
Váli est le fils d'Oðinn et de Rindr. Mais la célébration concerne surtout le vengeance de la mort de son frère Baldr, tué par Hoðr le dieu aveugle, guidé par Loki. Váli n'est d'ailleurs connu que pour cet acte au point que certains disent qu'il n'est venu au monde que pour ça, d'autres le considèrent comme bienveillant envers ceux qui ont une vengeance à mener.
Váli et Baldr se retrouveront après Ragnarökr, il est donc plus un dieu pour le cycle suivant où il gagnera sûrement en responsabilités.
De nombreuses personnes considèrent le jour des familles et veulent donner cette fête à l'origine de la Saint Valentin en inventant même un lien étymologique douteux Váli-Valentin. Il n'y a cependant aucun rapport :
Chacun est libre de faire ce qu'il veut et de créer une « Saint Valentin nordique », mais cela doit se faire en conscience de la non-historicité de cette fête et que Váli n'est pas forcément l'Ase le plus adapté pour mettre une telle célébration sous son égide.
Il s'agit d'une des fêtes solaire. Le jour et la nuit sont en balance. Le froid commence à s'en aller, le temps des chaleurs va arriver. Les labours et les premières semailles vont se faire et la pousse de ce qui a été ou s'est semé à l'automne commence. La nature commence laisse réapparaître la vie végétale.
C'est aussi le moment de purifier son intérieur de ce qui s'y est accumulé pendant l'hivers.
Il est temps du grand ménage de printemps, on se débarrasse de ce qui n'a plus de raison d'être pour commencer la belle saison sur un bon pied.
Une pratique nordique est que la maîtresse de maison après avoir vidé son intérieur de ce qui n'avait plus rien à y faire et avoir nettoyé son intérieur se tenait sur le pas de la porte avec deux balais, de l'un, elle chasse les influences néfastes et de l'autre fait entrer la bonne chance.
Dans de nombreuse traditions, le symbole par excellence de l'équinoxe de printemps est l'oeuf. Cela a plusieures explications qui se superposent. L'une est que l'oeuf est une représentation de la vie cachée qui s'apprête à apparaître, ainsi les plantes qui étaient dans la terre sous forme de graines se commencent à pousser. L'autre principale explication est que ces traditions considèrent le monde comme issu d'un oeuf (de serpent ou d'oiseau céleste), ce que certains appellent l'oeuf cosmique, dont toute vie est issue. On trouve enfin qu'il s'agit de la période de ponte de certaines espèces d'oiseaux, comme les eiders dont les Norrois étaient friands pour leurs oeufs et les plumes de leurs nids.
On retrouve ainsi le fait de préparer des oeufs décorés pour cette occasion pour les offrir comme voeux de prospérité. Ce sont les ancêtres de nos oeufs en chocolat modernes.
Du point de vue agraire, on trouve les fêtes des semailles qui pousseront très vite. On retrouvait jusqu'à il n'y a pas si longtemps des fêtes des semailles ou des labours dans les campagnes. Il était parfois de coutume de semer quelques graines près de sa porte d'entrée pour apporter la prospérité à la maisons en même temps que la pousse des champs.
C'est aussi le moment de l'agnelage. On retrouve donc le sacrifice d'agneaux sans tâches de l'année précédente dans de nombreuses traditions, entre autres chez les peuples sémites pour le prospérité et la fécondité des tribus et des troupeaux, mais aussi chez les Grecs dans le culte de Dyonisos, puis chez les Romains pour Bacchus.
Alban Eiler signifie « la Lumière de la Terre », les Celtes y sonnaient des cloches pour annoncer l'arrivée du printemps, réveiller la terre et chasser l'hiver.
Le sixième mois lunaire de la tradition Hellénique est Anthesterion (l'équinoxe de printemps), consacré à Dionysos. Il est considéré (sauf à Athènes) comme le premier mois du printemps et du renouveau. La pleine lune est consacrée à Poseidon.
La fête d'Anthesteria, dans l'honneur de Dionysos, Hermès et Hécate, commence le 11ème jour. C'est une fête des fleurs, de la nouvelle vendange et de l'identification aux ancêtres avec un banquet des morts centré autour de Dionysos Limnaios (des marais).
Le 11ème jour, Pithoigia, est l'Ouverture des récipients.
Le 12ème jour, Khoes, le Banquet.
Au coucher du soleil du 13ème jour on célébrait Hieros Gamos, le
mariage sacré de Dionysos avec Basilinna, Dionysos étant représenté
par le grand prètre, l'Arkhon Basileus. C'est aussi Khutroi (le jour
des marmites), consacré au culte des morts : on offre des récipients
contenant des légumes mélangés à Hermès Psychopompe (le guide dans
l'au-delà) car ce jour là les esprits des morts errent librement.
Il s'agit d'une fête lunaire, bien que celle-ci soit souvent transposée sur l'équinoxe. De nombreux groupes réunissent ces deux célébrations en une seule, leurs principes étant proches.
Ostara est une déesse germanique de la fertilité (aussi connue sous son nom saxon de Eostre), elle est associée au renouveau. Elle est la vierge de printemps qui apporte les bourgeons et les premières fleurs en parcourant la nature.
Un fort symbole de cette fête est le lapin ou le lièvre. Cela s'explique par le fait que les jeunes lapins font leurs premières sorties, hors du terrier. De même, le lapin est considéré comme un animal lunaire dans la tradition germanique, un lapin vivant sur la lune.
Pour ceux qui considèrent cette fête comme bien séparée de l'équinoxe (qui devient surtout une fête agraire), l'oeuf est aussi une symbolique de la célébration d'Ostara.
Il est à noter que dans le contexte wiccan, la célébration régulière de cette fête est ramenée sur l'équinoxe, mais la pleine lune est quand même célébrée en tant qu'esbat.
La date est variable en fonction de la lune. Cette célébration se situe mi-avril. Le nom peut être trompeur, mais il faut préciser que la tradition nordique n'a que deux saisons, l'hiver et l'été.
Il s'agit de la célébration de l'arrivée de beaux jours. C'est l'occasion d'offrandes aux puissances pour la réussite et les victoires pour l'ensemble de la bonne saison.
Avec le réchauffement, les voyages étaient de nouveau possibles et commençait les activités mobiles telles que les expéditions, commerciales, d'exploration ou guerrières. De même, les activités agricoles pouvaient commencer.
Les activités humaines passent donc d'activités à dominantes intérieures à des activités extérieures. Il était donc nécessaire d'avoir la bienveillance des puissances pour toutes les choses qui allaient s'entreprendre.
De même avec les beaux jours, les affaires maritales et d'alliances de familles par mariage peuvent commencer sous de bons hospices.
La célébration commence en fait au soir de la veille, le 30 avril, au couché du soleil. Il s'agit d'une fête de fertilité. C'est le moment des déclarations d'amour.
Dans les temps anciens, on y allumait de grands feux entre lesquels on faisait circuler le bétail qui venait de se faire bénir pour sa fertilité. En les passant près des foyers le feu purificateur éloigne les mauvaises influences qu'il pourrait y avoir dessus. Les feux sont à mettre en parallèle des beaux jours qui reviennent et la douceur du temps. De nombreuses danses et farandoles se font entre les feux, une fois les troupeaux consacrés, c'est donc au tour des humains de se purifier et de favoriser leur fertilité.
On trouve aussi plus tardivement une autre pratique où on ramenait au centre du village un mât, symbole du voyage entre les mondes. Il existe diverses variantes des pratiques autour du mât.
Bien que Beltane ne soit pas de tradition nordique, elle a été intégrée dans les pratiques des nordisants pour se caler sur les autres païens occidentaux. Le Sumarblót se fond donc dans Beltane.
Il s'agit d'une des fêtes solaire par excellence. Le soleil est au sommet de sa puissance avec le jour le plus long et la nuit la plus courte. C'est aussi le moment charnière où les jours commencent à raccourcir.
La célébration commence la veille pour rendre au soleil puissant. Au matin, chacun est en place pour surveiller le soleil se lever.
On retrouve des aspects de fertilité, car certains le célèbre avec le mât comme d'autres le font à Beltane. De même, on retrouve cet aspect avec les feux.
Selon les versions, les jeunes hommes sautent par dessus le feu pour montrer leur bravoure afin d'impressionner les jeunes filles ou ce saut se fait en couple. Il est évident que la taille des feux varie selon les deux versions.
Pour les nordiques, cette fête est intimement liée à Baldr et à sa mort. Il n'est pas rare de voir un bateau ou une barque être brûlé en souvenir de ses funérailles.
Etrangement, on retrouve ce détail en provence où on brûle une barque
de pêcheur pour les feux de la Saint Jean.
Hekatombaion, le onzième mois Hellénique lunaire consacrée à Zeus, débute avec la pleine lune du solstice d'été.
Il y avait beaucoup de fêtes pendant ce mois. A Athènes, la plus importante était celle des Panathénées, célébration de l'anniversaire d'Athéna au 28ème jour du mois. Car selon la tradition, le 28 Hekatombaion est le jour où elle est sortie toute armée de la tête de Zeus. Quoique ce soit son jour spécifique, tous les Olympiens suivent les festivités car c'est un banquet sacré auquel les Dieux et des mortels se rendent ensemblent.
Il s'agit d'une des fêtes solaire. Le jour et la nuit sont en balance. Le froid commence à venir, le temps des chaleurs est terminé. C'est le moment de la fête de la seconde moisson et des vendanges. Les foins ont fini d'être rentrés.
C'est aussi le début de repli sur elle-même de la nature. Les feuilles roussissent et s'apprêtent à tomber. Cependant, les graines aussi se préparent à tomber et donner naissance à de nouvelles générations au retour des beaux jours. Ainsi,selon les localisations, c'était aussi le temps des semailles d'hivers.
Cornucopia est la "corne d'abondance", Alban Elfed est la "lumière de l'eau".
Jusqu'encore très récemment, les fêtes des vendanges étaient la continuation des fêtes païennes de l'équinoxe. On gardait une petite partie du raisin pour le faire fouler au pied par les jeunes filles à marier, jupes remontées, plutôt que le presser. Il s'agissait d'une fête majeure pour les régions de vins, car de la récolte allait se jouer la prospérité de l'année suivante.
Dans la Rome antique, c'était l'occasion de fêter le dieu Liber de la fertilité humaine et Ceres, la déesse des moissons. Les paysans se rendaient à Rome en appartant des raisins de la vendange, pour de grandes fêtes exubérantes mêlant chants, danses et spectacles grotesques. De nombreux débordement pouvaient avoir lieu du fait de la grande consommation de vin (de l'année précedente, le nouveau n'étant que du jus de raisin). Avec le temps, Liber fut assimilé à Dionysos qui devint Bacchus, dieu de l'ivresse mystique, de la vigne et du vin.
En cette occasion, de nombreux jeunes hommes citoyens passaient leur passage d'âge, d'enfant à homme, sous ces auspices de fertilité favorables. Ils coupaient ainsi pour la première fois leur duvet d'adolescent.
Mabon est un dieu gallois, celui de la fertilité masculine. Mabon ap Modron signifie "le Grand Fils de la Grande Mère" (légende orale celte). Il est le Jeune fils, la Jeunesse Divine ou le fils de la lumière. Modron est la Grande Déesse, la terre elle-même. Mabon enlevé trois jours après sa naissance. Sa mère le pleure... Finalement Mabon est sauvé en apprenant de la sagesse et de la mémoire des plus anciens animaux vivants : Le merle, le cerf, l'aigle, le hibou et le saumon (Selon certaines légendes se serait le Roi Arthur lui-même qui l'aurait sauvé, dans d'autres, il s'agirait de Culhwch subissant une épreuve de la part du géant Yspaddaden pour obtenir en mariage sa fille Olwen.). Il est éduqué dans les entrailles de Modron, le refuge... Il apporte la lumière à la Mère Terre jusqu'à ce qu'il soit assez fort pour remporter la bataille contre les ténèbres. La lumière a alors assez de sagesse et de force pour planter une nouvelle graine.
Il existe plusieures versions de l'histoire de Mabon, cependant on trouve quelques constantes. Il a été enlevé très jeune à sa mère, il doit être présent à la chasse du sanglier Twrch Trwyth car il est le seul à avoir prise sur Drutwyn, le chien de Greit ab Eri, indispensable pour l'attraper.
Dans la tradition arabe, c'était l'époque du pélerinage à Muzdalifah, près de la Mecque, pour célébrer Qusah. La ville a une colline au sommet duquel brûle un feu sacré.
Qusah est le dieu du tonnerre et il peut tirer la foudre avec son arc. Celui-ci apparaissait du feu sacré situé au sommet de la montagne pour chasser le démon du soleil d'été et mettait fin à son oppression (Sècheresse, restrictions de l'eau,...). Bien qu'on en garde pas de témoignages précis, il semble que la population l'aidait en lançant des pierres au démon du soleil. Le dieu était aussi invoqué pour qu'il apporte pluie et fertilité après cette période difficile. En arabe, Qusah signifie encore "Arc-en-ciel".
Dans la tradition nordique, c'est aussi le signal de rentrer pour ceux qui voyagent loin. Le temps va se dégrader en mer et les tempêtes commencer à apparaître. Les expéditions qui décident de ne pas rentrer doivent préparer leurs camps d'hivers avant qu'il ne soit trop tard. C'est aussi le temps des séparations pour ceux qui laissent leurs enfants pour éducation auprès de leurs parrains.
L'équinoxe d'automne donne donc le signal à chacun de commencer à prendre sa place pour l'hivers.
L'équinoxe d'automne correspond au mythe hellénique de Perséphone et de sa mère Déméter. Perséphone est la fille de Zeus et de Déméter, également connue sous le nom de Korê (la Jeune Fille). Epouse d'Hadès, le frère de Zeus, elle est à la fois reine des Enfers et déesse de la végétation. Ce mythe, étroitement lié à la germination après le repos de la terre (symbole de la vie et de la mort), donna naissance aux Mystères d'Eleusis. Pour les initiés, le retour sur la terre de la déesse était une promesse de résurrection.
Perséphone était très belle, et sa mère Déméter l'élevait dans les bois d'Enna, en Scicile, où la jeune fille était en sécurité. Perséphone vivait en compagnie des Océanides. Mais un jour, alors qu'elles cueillaient des fleurs, Perséphone s'écarta du groupe, apercevant un narcisse bleu, produit par Zeus à la demande d'Hadès (qui voulait l'épouser malgré le refus de Déméter). Hadès jaillit du sol sur son char, et l'emmena malgré ses cris. La nymphe Cyané, témoin de l'enlèvement, protesta en vain. Seule la bienveillante Hécate, "celle qui voit au loin", en informa Déméter.
Celle-ci parcourut le monde à la recherche de sa fille, jeûnant et une torche à la main, si bien que la terre devint stérile. Au cours de sa quête, Déméter arriva à Éleusis déguisée en vieille femme et reçut l'hospitalité du roi Céléos et de sa femme Métanira. S'occupant de leur fils nouveau-né, on la découvrit un jour alors qu'elle mettait en secret l'enfant dans un feu afin de le rendre immortel. Elle dévoila sa divinité en expliquant son geste, et ordonna que des rites, les mystères d'Éleusis, soient institués en son honneur dans cette cité.
Lorsque Déméter sut où se trouvait sa fille, elle obtint de la reprendre en échange de rendre à la terre sa fertilité, à condition que Perséphone n'eût rien mangé dans la demeure d'Hadès. Toutefois, Ascalaphos, le fils de l'Archéon (Déméter pour cela le changea en hibou), révéla qu'elle avait mangé quelques grains de grenade, et Hadès put ainsi faire valoir ses droits. On en vint cependant à un compromis necessaire, et Hermès conduisit Déméter et Perséphone devant Zeus. Celui-ci décida que la jeune femme passerait six mois près d'Hadès et le reste de l'année sur la terre. Perséphone a accepté ce rôle en accord avec son époux. Ce mythe important (chacun de ces épisodes peut développer une interprétation spécifique) a toujours été interprété comme une allégorie des cycles de la nature et de la réincarnation.
La date est variable en fonction de la lune. Cette célébration se situe mi-octobre. Le nom peut être trompeur, mais il faut préciser que la tradition nordique n'a que deux saisons, l'hiver et l'été.
Il s'agit de la célébration de l'arrivée des jours sombres. C'est l'occasion d'offrandes aux puissances pour tenir toute la mauvaise saison.
Avec le froid, les déplacement sur de longues distances étaient de moins en moins possibles et chacun essayait d'être chez lui pour cette date, avant d'être bloqué ailleurs. Les activités humaines passent donc d'activités à dominantes extérieures à des activités intérieures. Aussi, c'est le moment des dernieres mises en stock pour l'hivers et le moment de l'abbatage des bêtes pour faire des réserves. C'est ainsi aussi la fête de la dernière moisson.
C'est ainsi l'opposé du Sumarblót.
De nos jours, les nordisants célèbrent cette fête au moment de Samhain pour coller sur Samhain.
Lorsque les feuilles des arbres jaunissent et qu'elles tombent à terre, le voile, entre le monde des morts et celui des vivants, est d'une finesse inégalée durant l'année. C'est la rentrée dans l'hiver pour nos ancêtres, la préparation à un long sommeil de plusieurs mois pour la nature. C'est l'heure de Samhain, la fin de l'été.
Les feux de cheminées s'allument alors remplaçant petit à petit la lumière et la chaleur du soleil, qui se fait plus rare. Les gens se retrouvent et se racontent des histoires pendant les veillées.
Les chemins sont balisés de feux pour guider le retour du bétail mais aussi les âmes des morts, pour qu'à la fin de la nuit ils puissent retrouver leur route jusqu'à leur demeure dans l'autre monde.
C'est la période du rassemblement, de la réunion, des hommes, du bétail, des morts avec les vivants...
Les festivités pour honorer l'évènement se faisaient dès la tombée du jour. On allumait des grands feux sur les collines, des grands banquets étaient préparés et on laissait des offrandes pour les morts.
Aujourd'hui cette fête est plus connue sous le nom d'Halloween qui vient de Allhallow-even signifiant eve of All Saints : la veille de la Toussaint, fête christianisée. Mais pourtant cette fête n'a rien à voir avec les saints chrétiens, c'est celle des morts, des ancêtres, de l'entrée dans l'hiver.
C'est une période favorable à l'introspection, au travail sur soi, à la divination et à la communication avec les âmes des morts et leur monde. C'est le moment de la Chasse Sauvage, avec la grande cavalcade des esprits qui parcourent les cieux à la recherche des âmes des morts perdues ou errantes, afin de pouvoir les reconduire chez elles. A la tête, un chasseur illustre dont le nom varie selon les lieux : Gwynn Ap Nudd, Roi des Esprits au pays de Galles, Herne le Chasseur en Angleterre, voire le Roi Arthur lui-même.
Il ne s'agit pas d'un fête traditionnelle, aussi n'est elle pas célébrée par tous, c'est une fête moderne, du moins dans sa forme et sa date. Les einherjar sont les guerriers morts à la bataille choisis par les valkyries et amenés au Valhalla (Nous décrirons plus bas qui sont les einherjar.).
Le choix du jour de l'armistice de la première guerre mondiale, n'est pas un hasard. C'est la première guerre d'une telle amplitude et qui fit tant de morts et de mutilés parmis les vétérans. Ainsi, certains nordisants modernes ont donc décidé de rendre les honneurs en ce jour à l'ensemble des soldats morts en accomplissant leur devoir et ceux qui sont mort en protégeant les leurs. Selon les groupes ou individus, par extension, hommage est aussi rendu à tous ceux qui trouvent la mort à cause des guerres et aux vétérans, quelle que soit leur nationalité.
La moitié des guerriers tombés à la bataille et choisis par les valkyries (ce qui signifie d'ailleurs "celles qui choisissent les morts") pour leurs qualités va à Freya dans sa halle de Sessrumnir à Folkvang, l'autre moitié va à Oðinn à la valhöll/Valhalla (halle des occis) et on nomme ceux-ci einherjar (guerriers uniques).
Tous les matins ils sont réveillés par le coq Gullinkambi et se rendent sur le champ de Idavoll au centre d'Asgard où ils s'entrainent au combat jusqu'au soir. Ceux qui sont de nouveau mort dans la journée réssuscitent et toute la troupe rentre alors à la valhöll pour festoyer jusque tard dans la nuit en mangeant le cochon Saehrimnir ("Suie de mer" qui réssuscite aussi tous les jours.) et en buvant de l'hydromel coulant des pies de la chèvre Heiðrún.
La valhöll compte 540 portes qui peuvent chacune laisser sortir 800 guerriers à la fois. Les einherjar seront l'armée accompagnant Oðinn à la bataille lors de Ragnarökr. Ils y disparaitront tous, accomplissant une dernière fois leur devoir de guerriers afin de permettre l'émergence un monde neuf appaisé, le cycle de vie suivant.
Comme déjà dit, cette fête n'est pas traditionnelle et les manières de la célébrer varient énormément. Voici quelques versions parmis les plus courantes, certaines pouvant s'additionner ou avoir des variantes :
Il ne s'agit pas vraiment d'une fête guerrière en soi. C'est une fête de l'espoir d'un monde meilleur pour lequel certains sont morts. A cette occasion, chacun peut réfléchir à son système de valeurs et s'il est prêt à se battre, voire mourir, pour ce en quoi il croit et ceux à qui il tient, car c'est ça le vrai devoir d'un guerrier.
Numéro CNIL : 1051289
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