logo LAPF Rencontre du solstice d'Hiver en Région Parisienne

Participants :Nuisance, Alain, Géraldine, Nyarlathotep, Shadowmisi, Belladonna, Herulfr, Goutte Sauvage, Mithranlir, Xiranne, Kooalia, Hache, Thorgis, Hekataios, Yves, Monique, Herios, Macro-humanisme, Olivier, Ana, Latro, Shivadionysos... 
 

Les Participants

 
 

C'était de par les rues parisiennes, par une fraîche journée d'hiver... Non c'est nul comme style, je change.

D'abord, il faisait pas si frais que ça, faut croire que Paris conserve la chaleur. En tout cas, on est arrivés au CPP à l'heure (pas comme Mary  ). Bon faut dire, ce qui nous a aidé est un miracle : notre train était lui-même à l'heure. C'est assez rare pour être signalé...

On a donc retrouvé de vieilles têtes et découvert de nouvelles. Je vous fais pas un inventaire, y avait des païens qui avaient envahi le fond du bar. Olivier est arrivé un peu après. Un ex de Lapf, ça fait toujours plaisir de retrouver un tel compagnon de voyage... Quelqu'un de bien, oui. On a échangé quelques mots, j'étais content de voir qu'il ne nous oubliait pas. Puis y a des têtes qui sont sorties et d'autres qui sont entrées. Oui, il y avait les corps, en dessous des têtes.

Puis là est entrée une demoiselle avec une poussette. Pas pratique, la poussette, dans l'allée étroite non. Bon, on se débrouille pour lui faire une petite place...
 

Le temps passe, Mary arrive (youpi). Ou bien était-ce avant la poussette ? En tout cas, il a fallu partir, et payer une extra-note dont on ne savait pas d'où elle venait... Organisation païenne, hein Mary.

Puis cérémonie dans les bois avec ce cher fou de Yves. On chante, on danse, on se jette des lances, puis on s'étrangle, après s'être saoulés au vin chaud. Tout va bien. Bon le plus dur après est de retrouver son chemin de nuit dans le noir, surtout après la bataille rituelle. Pascal s'en sort bien, enfin, nous en sort bien, et quelques litres de boue plus tard, nous voilà autour du feu, ouf. Manger chaud, se désaltérer, faire un peu mieux connaissance avec tous ces sacrés païens. Très bonne soirée, le feu nous tient au chaud.

Ensuite c'est la partie de jeu de rôle. Qui s'en occupe déjà ? Ah oui, c'est moi. Hum. Bon... La nuit passe, la moitié des personnages sont morts, et la moitié des joueurs endormis. Pas de doute, j'ai assuré

Il est l'heure de la cérémonie du lever. Là encore, Pascal assure à mort, même si l'aube est frissonnante...

Et enfin au lit. La 2e journée s'annonce aussi crevante que la 1ere, chouette. Second CPP avec Hékataios. Un mec bien, super même, mais ça je le garde pour moi, ainsi que quelques références de livre qu'il nous a montré.
 

Resto

 

Puis on file au resto "gaulois". Pas mal, on a grignoté des radis et épluché des oeufs. Bon allez c'était bien, puis en plus une jolie sirène nous a mitraillé de photos et on a terminé la soirée non loin une sorte de Brassens bien abîmé qui se finissait au vin rouge. Sortir de la tombe, ça fait pas que du bien. Heureusement, il reste ses disques... Du coup, on a préféré sortir du resto un peu plus vite que prévu. Un peu à cause de mes oreilles...

Retour à la case départ, au lit encore, ouf. Mais tard.

Le lendemain, quel jour sommes nous, déjà ? Vendredi, déjà. Ouch, ça passe vite, avec ces païens... Aujourd'hui, le programme, c'est la cérémonie hindou. On ne sera pas à l'heure. On est des païens.

On arrive quand même à temps pour la cérémonie, on bouscule tout le monde, se fait bousculer, vider les poches et remplir les assiettes. Où sont mes clefs ? En tout cas, j'ai du riz. Bien épicé, le riz. Shivadionysos nous explique le sens de la cérémonie, la symbolique des objets en place, le rôle de chacun, etc. Intéressant.

Puis on va poursuivre ça au bar. Tchai, puis encore tchai. On n'a pas pris froid, c'est du thé indien ! Soit Samay, la fille de la jolie sirène n'aime pas le tchai, soit elle n'apprécie pas les explications pourtant très amples de Shivadyonisos, car elle tente de lui renverser dessus. Raté. Ce sera pour le prochain essai...

Ensuite, c'est pas qu'on s'ennuie, mais faut vraiment qu'on y aille, Belladonna a un train à prendre. Elle le rate. Pas de doute, elle est païenne.

Pourtant on sillonne les rues de Paris et ses souterrains à toute vitesse, un bébé pas amateur de tchai sous un bras, une poussette sous un autre bras (heureusement on en a beaucoup).

Tant pis. Dans le RER du retour, le thé fait encore du dégât, mais je survis...

Puis le soir, chamanisme. Là encore, un bébé sous un bras, une poussette sous un autre, mais c'est un pur plaisir, et on a presque toujours autant de bras, même si deux sont partis en train.

Ce soir là, on a encore pas mal frissonné. La fatigue des premiers jours, sans doute. On a tous décidé de se coucher plus tôt. Même moi. Surtout que le lendemain on doit absolument être à l'heure pour prendre le train qui nous emmène voir le drakkar.
 

Froid

 
Finalement, on décide de se serrer dans la voiture pour aller plus vite. En toute logique, nous arrivons donc une bonne heure en retard pour faire la connaissance de Thorgis et revoir Henri. Ils sont païens aussi, mais ils étaient à l'heure. Mais ils étaient sur place, aussi...

On va donc au drakkar. Pas mal. Un peu froid à l'intérieur, mais pas mal du tout, et en plus on nous offre un bon petit repas, simple et efficace, ça tombe bien. Grandes discussions avec les matelots du drakkar, ma soeur et moi profitons de notre dernière après-midi sur place. Hélas, il faut y aller. On file donc à la gare en ligne droite, enfin presque.

On a dix minutes d'avance à la gare. J'ai un léger
doute sur mon paganisme...
 
 

On doit dire au revoir à tout le monde. Ce fut un grand plaisir que de connaître Kooalia, Belladonna, et tous les autres qui ont participé à la magie de la rencontre. Et surtout un rêve que de faire la connaissance de la sirène et de sa petite naïade... On se reverra tous, bientôt. Merci pour tous ces moments partagés, pour ce que vous êtes, pour l'accueil qui nous a été réservé partout, et spécialement par Mary et Alain. Que d'enrichissement personnel, et que de joie pour moi, encore plusieurs semaines après la rencontre... Vraiment merci, j'ai quitté le drakkar, mais j'entends encore le chant de la sirène...

           Nicolas
 

Quelques témoignages et impressions:

 

La Campagne

 

Le premier jour par Géraldine

Quelle belle rencontre que celle-ci, encore une fois... !

A peine arrivés de ma province, nous voilà, avec mon frère, en train de déambuler dans les dédales des souterrains de Paris. Aucun minotaure en vue, mais d’étranges personnes courant, se bousculant en direction d’un destin qui m’échappe encore à présent. Quand enfin nous avons émergé telles des taupes de sous de la terre et pu sentir l’air non certes pur, mais frais sur nos visages, nous avons pu un peu respirer. Alors continuant, nous sommes arrivés à ce fameux café des initiés, et nous nous sommes installés reconnaissant quelques têtes et en découvrant quelques autres.
Me concernant j’avais du mal à émerger, encore partagée entre le fait d’être bien là mais pas encore complètement dans mon élément. Cela me faisait tout de même déjà énormément plaisir d’être parmi des personnes avec qui je pouvais tant partager. L’heure passa et nous avons du partir en direction de la forêt de Chevreuse. Encore quelques instants à être compressés dans ce RER.
Puis enfin après quelques derniers détails d’organisation, c’est l’air de la forêt, celui où l’on se sent revivre ! Je respire !

Nous nous sommes donc retrouvés, à l’orée des bois, tous ensemble prêt à célébrer la nuit des mères. Mais avant cela Yves nous expliqua et raconta le pourquoi de cette cérémonie et son déroulement. Attentifs nous avons écoutés et quand nous étions fin prêts nous nous sommes dirigés plus profondément dans la foret. Les femmes et les hommes célébrant chacun de leur côté pour mieux se trouver plus tard lors du chant des « retrouvailles ». C’était une cérémonie profonde et intérieure, touchante et en lien avec le divin. Je ne saurai trouver les mots exacts pour la raconter ni la décrire ici. Peut-être que d’autres sauront mieux en parler que moi.
La cérémonie étant finie, nous sommes rentrés pour aller manger le fameux méchoui d’Alain. Certains prenant les voitures, d’autres marchant à travers la nuit et la forêt.

Je faisais partie de ceux qui avaient décidé de rentrer à travers bois, Xiranne, Goutte Sauvage et Nyarlathotep, mon frère, m’accompagnaient. Il faisait froid et le chemin était parfois pentu et glissant mais que j’ai aimé me retrouver au milieu de ces arbres, de ces chemins où le brouillard parfois ne laissait entrevoir que les vagues silhouettes de nos corps. Le silence, le temps de l’hibernation régnaient. La brume glissait sur les branches et parfois un oiseau que l’on réveillait lors de notre passage s’envolait quasiment sans bruit. Le froid me glaçait les pieds et le chemin paraissait interminable mais je le trouvais bienfaiteur. Je pouvais véritablement me ressourcer et sentir des choses que je ne sens que rarement, une sorte de sérénité et de communion avec ce qui m’entourait. Après cette escapade, le repas autour du feu ne fut que plus apprécié.

Le feu, ce feu qui réchauffe et qui réunit les gens autour de lui. Celui que l’on admire et dans lequel parfois on se laisse prendre. Celui qui nous guide et rapproche. Lui aussi, après le froid, j’ai pu en sentir les bienfaits.
Décidément lors de cette nuit du solstice, je me sentais véritablement en lien avec les éléments. En fait, je me sentais vivante.
 

Puis alors que nous étions bien au milieu de la nuit, nous avons commencé la fameuse partie de jeu de rôle. L’ambiance était là. Quelques uns installés dans le salon dans cette grande et ancienne maison éclairée d’une lumière tamisée. L’appel de Chtulhu pouvait faire son entrée. Tous se prenant au jeu de son personnage, ce fut une partie magique et riche en rebondissements. Cette partie donna vraisemblablement à ceux qui ne connaissaient pas le goût d’en refaire. Nyarlathotep se voyant désigné d’office pour de futures parties. Mais après tout il n’avait qu’à pas choisir ce pseudo

La nuit commençant à toucher à sa fin, nous nous sommes donc tous préparés pour aller célébrer le lever du soleil pour le solstice. Je ne décrirai pas la cérémonie en entier mais j’en donnerai juste mes impressions.
Alors que nous étions à la lisière du bois, nous avons attendu patiemment que le soleil se lève. Guettant un signe, une lueur. Puis ce fut les premières couleurs nacrées qui teintèrent les légers nuages à l’horizon. Des envolées de corneilles dansaient devant nous dans le ciel et le soleil rouge flamboyant montrant enfin le haut de sa forme ronde. Puis très vite il monta à l’horizon, les nuages lui laissant dignement la place pour que l’on puisse en admirer toute la splendeur. Il repassa un peu derrière les nuages, le temps que nous formions notre cercle à l’intérieur des bois et fin prêts nous illumina et laissa quelques rayons nous réchauffer, diminuant un peu cette sensation de froid transperçant.
La cérémonie fut donc en l’honneur de la Terre-Mère. Je fus honorée de pouvoir faire l’appel aux esprits de la nature. Ceux qui nous entouraient, nous observaient et qui sont en toutes choses, branches, feuilles, terre, êtres... j’ai pu leur demander humblement qu’ils viennent parmi nous et nous guident. Et je pense, qu’ainsi que tous les éléments qui furent invoqués, nous avons bien tous pu les ressentir durant la cérémonie. Pour le reste de celle-ci, je préfère laisser soin à Goutte Sauvage de vous en présenter le déroulement.
 
 

Le lever du jour lors du solstice

 

Le lever du jour lors du solstice par Nuisance

Le moment le plus magique d'un solstice est pour moi le lever du jour. Apres une nuit que la plupart d'entre nous ont passée blanche (merci a Nicolas on s'est bien amuses avec son jeu de rôle), nous nous sommes retrouves sur le plateau, en lisière de foret. On est à l'heure? Oui. Le bleu gris brumeux est strie d'une traînée rose vif, basse dans le ciel. La lumière est présente, un avion qui passe est éclaire par le soleil. Mais on ne le voit pas encore. Et puis... Le voila! Rouge et ovale, il s'étire lentement, glisse sur l'horizon, nous éblouit a peine. Le voila!

Il est venu nous chercher, nous emmener avec lui dans son long périple vers les jours plus longs, vers la lumière du printemps et la chaleur de l'été, vers le bonheur. Car voir le soleil se lever un matin de solstice est un bon présage, et ce matin-la il n'était pas cache derrière les nuages, il était la, plus rouge qu'un incendie de foret. Il est apparu entièrement, puis il s'est cache. Nous sommes allés faire la cérémonie organisée par Goutte Sauvage.
 

A peine entres dans le bois, nous sommes tombes sur 3 pierres, groupées au centre d'un petit espace. Qui nous attendaient, semblait-t-il, et qui nous ont bien accueilli. Je vais laisser Goutte Sauvage nous raconter cette cérémonie, je voudrais juste parler des endives.

Une endive, fruit de l'hiver, a une partie blanche et une partie verte. Le blanc symbolise la terre dont elle est issue, le froid de l'hiver, et le vert la promesse du solstice: le retour vers le printemps. Nous avons mange notre morceau d'endive en commençant par la partie blanche, contact avec la terre, remerciement a la terre, et en allant vers le vert, scellant le pacte du solstice, le retour vers la lumière, tandis que, sous nos pieds, la Terre tournait et nous emportait, a la rencontre du soleil, vers ce printemps prochain.
 

La cérémonie par Goutte Sauvage

 

Belle Forêt

 

Nous étions dix en tout (en comptant le bébé de sahdowmisi) présents physiquement. Plus Gwenaël qui s'est connectée avec nous par la pensée pendant le rituel.
 
Après avoir assisté à la magique apparition du soleil, qui est apparu de derrière l'horizon juste le temps de faire coucou, avant d'aller vite se cacher derrière un nuage, nous nous sommes enfoncés dans les bois, à la recherche d'un endroit où faire le rituel. Et là nous nous sommes retrouvés dans un petit coin de bois avec 3 petites pierres, dont une pierre centrale qui me semblait particulièrement mystérieuse, et "chargée". Nous nous sommes mis en cercle autour de cette pierre et nous avons célébré.
 Après avoir formé le cercle j'ai demandé la permission à l'esprit du lieu, puis l'on a appelé les éléments, Géraldine a ensuite appelé les esprits de la Nature (ce fut un très bel appel d'ailleurs) Et Mary les Déités liées à la Terre.
Puis nous avons médité un peu, cherché à sentir et nous relier à la Vie autour de nous.
Et ensuite j'ai récité une très belle prière d'Hélégia (qui malheureusement n'a pas pu venir) qu'elle avait écrite rien que pour nous (merci), j'ai dit à mon tour 2-3 mots pour remercier et rendre hommage à la Terre et à la Nature (dont un mot en particulier qui a eu un certain succès)
Chacun a pu ensuite dire une petite prière, quelques mots pour rendre hommage à la Mère. Distribution d'endive à chacun par l'initiative de Mary (la partie blanche représentant l'hiver, la partie verte le printemps, et l'espoir)
Puis nous avons fait une offrande énergétique à la Terre par l'intermédiaire de la pierre autour de laquelle l'on s’était mis en cercle. Chacun a pu donner ce qu'il pouvait pour aider la Terre à se soigner, certains ont également fait un voyage à l'intérieur de la pierre.
Et enfin nous avons remercié la Terre, l'esprit du lieu, et clôturé le rituel.
A noter:
-Pendant la cérémonie, certains ont senti une présence, il s'agirait d'une vieille femme au dos voûté, peut-être une manifestation de la Déesse...?
-La pierre était habitée, par un petit être rouge.

En tout cas ce fut un très beau rituel, j'en ai encore des frissons d'émotion rien qu'en y repensant! Célébré dans un lieu manifestement "faée" et magique, et qui de plus nous a manifestement appelé, et s'est révélé rien que pour nous...
 
 

Miniature

 

La visite d’un drakkar par Géraldine

Samedi matin, nous sommes partis en expédition, direction Nemours. Après les fameux embouteillages des autoroutes de la région parisienne, nous sommes enfin arrivés au bout d’environ 1h30. Encore une fois, nous étions en retard, mais c’était le signe de cette rencontre, il fallait le croire.

C’est à la gare que Thorgis, habillé de son plus costume de viking, nous attendait. De suite il nous guida vers son bateau et en chemin nous retrouvions Hache, que nous avions déjà rencontré lors du solstice quelques jours auparavant.
 

Et là, changement d’époque, retour plus de 1000 ans en arrière , quand nous entrons et découvrons ce splendide voilier fait tout de bois. Gungnir (la frémissante) voilà le nom de cette embarcation. Ce Drakkar ou plutôt ce Karfi est en fait la reproduction d’un voilier de plaisance pour un guerrier de Roi ou de Prince.
 
Nous nous installons donc dans la pièce principale sur des coffres en bois recouvert de fourrures, et nous commençons un frugal repas en écoutant l’histoire de ces fameux aventuriers partis en suède pour faire construire ce bateau, le ramenant à la force des rames, bravant quelques tempêtes, pendant 3 semaines en Août 2005.
Pour en savoir plus : http://novateach.k3m.fr//drakkar.htm

Cette force et cette volonté pour tout mettre en place afin de concrétiser ces rêves les plus fous et ceux auxquels ils croyaient très forts déjà lorsqu’ils étaient enfants, sont assez admirables.
 

Nous avons donc continué à discuter là pendant quelques heures, bercés par les clapotis de l’eau sur la coque du navire. A se sentir dans un autre temps où les sabliers donnent l’impression de ne pas s’écouler à la même vitesse et où le sens des choses prend toute sa force.
 

Gungnir