Compte rendu: rencontre Baux de Provence
Week-end 26-28 octobre 2007

Vendredi 26 octobre 2007
Quelque part entre Aix en Provence et Marseille!
Le "karma" SNCF de Géraldine, associé aux retards endémiques de cette belle institution me donnent un crédit temps supplémentaire pour aller chercher la voiture de location qui nous permettra les déplacements de ce petit week end entre lapfiens.
Me voilà devant le guichet... Ma carte bleue fait la gueule et ils n'acceptent pas d'autre mode de paiement pour la caution... Je fais appel à un vieux sort d'éloquence bardique qui me permet finalement de faire un chèque; ouf!
Je repars chez moi, non sans être passé prendre du pain... Dans l'escalier qui monte à mon appart. j'entends des voix familières de personnes qui me précèdent, oui en effet Géraldine et Nyarlatothep sont là; manquent mazrin et shadowmisi de Toulouse et Goutte Sauvage de "Chevreuse", et Lucie ma fille qui nous rejoindra samedi (lycée quand tu nous tiens!).
Mon gros mephisto (1 de mes chats!) s'occupe de mes premiers arrivants qui se posent pendant que je vais chercher le reste du contingent!
Embouteillages alentour de la gare st Charles (et dire que le premier accrochage entre hoplites phocéens et guerriers celto ligures eut lieu par là!), du coup je finis à pied...
Nous voilà tous réunis, le cidre coule, c'est les retrouvailles!
Après le repas et quelques milliers de mots plus loin, pendant que Goutte Sauvage médite devant mon persil et ma sarriette sur le balcon, on se prépare à la première nuit dans ma grotte.
Une souris/lapin a élu domicile dans le sac de couchage de Mazrin (en mp il vous expliquera... ), qui lui a offert l'hospitalité.
Nous voilà tous parallèles au plafond en quête d'oniriques messages.

Samedi 27 octobre 2007
Départ en fin de matinée pour le village des Baux de Provence, avec escale à Miramas pour récupérer le septième nain de l'équipe:"Lucie".
Arrivés au pied de la majestueuse barre rocheuse calcaire dans laquelle s'incruste le château médiéval, nous faisons halte nos estomacs hurlant famine. Le soleil, œil du jour, nous baigne de ses rayons.
Après
avoir sacrifié le jambon cru et quelques autres victuailles,
nous partons en direction du village et de ses multiples échoppes,
certes il y a un aspect très touristique mais le site est
préservé, les rues restent typiques; et bientôt
je reçois un petit coucou de Circée, une wiccane
récemment inscrite sur le forum que nous allons rencontrer.
Nous montons jusqu'à l'enceinte du château et une esplanade où se déroulent des spectacles médiévaux, une sorte de lice au sol recouvert de sable... Le thème étant "la sorcière en Provence" à l'approche de samhain ça s'invente pas!
Et
là nous assistons à un authentique procès en
sorcellerie, présidé par Bernard Guy l'inquisiteur en
personne... La malheureuse sorcière entourée de deux
hommes d'arme et un sergent va prendre place sur la table à
écarteler, ensuite c'est le garrot, les fers bref elle
avouera finalement avoir empoisonné un puits pratiqué
des sabbats la nuit, et fait le commerce de potions. Nous avons droit
à un petit discours dressant un bref bilan de l'inquisition
qui fait froid dans le dos! Nyarlatothep est prêt à se
soumettre à la question mais le tribunal a d'autres affaires
à assurer, aussi, nous bougeons vers les remparts et les salles
du château battus par le vent... Bienheureux mistral (maître
en provençal) qui a pour effet de souffler un enthousiasme sur
notre petite compagnie.
Nous sommes portés par les éléments air et terre qui nous grisent et visitons tous les recoins de la place forte, nos sens sont ouverts à toutes les impressions... Nyarlatothep a capté l'esprit des rapaces qui ne manquent pas en cette contrée proche des Alpilles et de la Crau.

Le soleil progressivement descend sur le lieu, il va falloir que nous allions voir un spectacle qui met en scène une histoire d'elfes!...
Le soir tombe, et le conte commence... Fait pas chaud tout de même!

Les elfes, pourtant assistés d'un druide et un barde se font dérober leurs bébés par des "malbetes", sorte de démons d'on ne sait qu'elle sphère... C'est fort joliment conçu avec de la musique et de la chorégraphie; le début de l'histoire a lieu dans les ruines du château (oui chapeau aux artistes finement vêtus car il fait froid tout à coup!), pour se poursuivre sur l'esplanade du procès de tout à l'heure... Nous nous retrouvons là bas... C'est un festival du feu avec des combats chorégraphiés ou les flammes sont omniprésentes, le tout ponctué judicieusement par un bon accompagnement musical!
Les
bébés seront sauvés avec l'intervention du
druide je vous rassure!
Malgré cette débauche de feu, nous ne sommes pas mécontents de regagner le village voisin (Mouries) où nous trouvons un restau chinois... Après avoir fait quatre fois le tour du parking!Et un fou rire plus tard, nous voilà enfin assis au chaud, néanmoins la souffrance n'est pas terminée pour Géraldine et Mazrin qui attendent longuement et avec force soupirs les plats commandés... Bon on donnera pas le nom du restau... La souris/lapin s'est introduite dans la poche de Mazrin, passager clandestin de cette belle journée qui nous laisse le cœur léger!
Et nous nous retrouvons à la maison devant une tisane, Goutte Sauvage passe en revue mes pierres/cristaux et autres, un sacré ami de la lithothérapie... Nous convenons de faire un tour le lendemain à cette sacrée foret de Ste Baume. Dodo /rideau...
Dimanche 28 octobre 2007

Nous sommes arrivés à atteindre la foret aux alentours de 12h et nous mangeons un petit casse croûte... Tel un notoire lichen, Goutte Sauvage s'est collé à l'Arbre Maître, un grand chêne qui trône au milieu du champ juste sur le chemin qui mène à notre Brocéliande local! Hélas nous n'avons guère le temps de séjourner horaires de train obligent, mais nous prenons acte qu'une prochaine rencontre, où nous pourrions rester en contact avec cette foret 4 jours au moins sur place, sera organisée ici.
Petite promenade dans les bois, grand apaisement pas la même impression qu'hier, l'eau est présente, le bois, la terre. Je dois aller chercher Goutte Sauvage qui est en contact avec une petite fontaine sous un grand arbre gardien car il se fait déjà tard pour nos amis toulousains.
Après les avoir reconduits à la gare, je rentre à la maison boire un dernier thé avec le restant de l'équipe, avant de les ramener au train eux aussi... Trop court!

Oui mais nos cœurs sont emplis de ces petites joies simples que nous avons accumulées durant ces 48h améliorées le plaisir d'être ensemble, de partager ces sensations.
Soyez donc bénis, et revenez!
(Sinon la souris/lapin va faire une dépression!)

Bisous
Richard